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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 14:09

  munch TheScream big 

         ( Le Cri de Munch)

Sous titre: "L'horreur".

 

  " Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit?

    Ces doux êtres pensifs, que la fièvre maigrit?

    Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules?

     Ils s'en vont travailler quinze heures sous les meules."

                    (V.Hugo. Le travail des enfants.)

 

   Ce jeudi 20 octobre 2011, j'ai vu un reportage "étourdissant" dans le magazine Envoyé Spécial, sur France 2. Hélas! Nous connaissons tous la tragédie du travail des enfants, mais dans notre monde occidental nous restons trés pudiques sur le sujet. N'effarouchons pas nos partenaires commerciaux!

   Le sujet de ce jeudi-là, porte sur les enfants travaillant dans les Mines. Nous sommes au Nord Est de l'Inde, dans l'Etat de Meghalaya, limitrophe du Bengaladesh et du Népal. Tenez vous bien!

   Ils sont 70000 enfants, entre 10 et 15 ans, à travailler, parfois par mille mètres de profondeur, dans des cavités d'à peine quarante centimètres de hauteur, un pic plus lourd qu'eux à la main: un adulte ne peut travailler dans ces conditions, il est trop gros. On les appelle les rats qui passent huit heures par jour, au fond, pour trois euros la journée. Aucun soutènement ne protège les galeries, aussi y a-t-il des effondrements tous les jours, donc des enfants morts tous les jours.

   Les images présentées dans le reportage sont insoutenables. Le manège des rabatteurs au Népal et au Bengaladesh, pour ramener ces enfants au Meghalaya est à vomir. Mais que dire alors du cynisme des patrons de ces mines qui se font interviewer sans vergogne, comme d'authentiques philantropes, ou des autorités. Le travail des enfants est interdit par la loi, donc il n'existe pas. Il y a deux Inspecteurs du travail pour tout l'Etat du Meghalaya. Ajoutons qu'aucune ONG internationale n'est autorisée à travailler dans la Région des mines. Il y aurait plus de dix millions d'enfants qui travaillent en Inde. On peut penser qu'il y en a, au moins autant, en Chine, au Pakistan,et ailleurs. Dans le monde, l'UNICEF évalue à 250 millions le nombre d'enfants au travail.

 

 

   Mais ma colère grandit quand je reviens à nos problèmes hexagonaux. A longueur de débats, nos pseudos économistes, n'arrêtent pas de claironner que la nature de la Crise en France, c'est l'absence de compétitivité de nos entreprises, le trop de Charges; ce que je réfute, pour les plus grosses sociétés, au moins. Alors je me dis que ce que veulent ces "fous" de la Finance, c'est nous ramener, par étapes, bien sûr- on n'est pas des animaux- à l'âge du travail des enfants, le temps du "Germinal" de Zola. Il n'y avait pas de charges en ce temps là. Vous pensez que je perds la tête!

   Mais réfléchissons. Commençons à baisser les taux des charges, Indiens et Chinois resteront les plus compétitifs, malgré tout. Donc viendra le temps du: il faut les supprimer. Mais l'Inde et la Chine resteront encore compétitifs! Et  ainsi de suite...Et un jour, un de ces cyniques gestionnaires de l'économie nous dira que la compétitivité, c'est le travail des enfants. Si vous pensez que les acquis sociaux  sont irréversibles, je vous prédis de grandes désillusions.

 

                                    "Jamais on ne s'arrête et jamais on ne joue."( V.Hugo.)

 

 

 

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 14:01

867-philosophie   Sous-titre: de la Vertu.

 

   "Rien n'est utile qui ne soit en même temps moral; rien n'est moral qui ne soit utile." ( Cicéron. Les Devoirs.)

 

   Dans nos sociétés d'aujourd'hui, le mot Vertu est devenu un "gros mot". Il est délibérément assimilé, par nos oligarchies politiques, financières, intellectuelles et autres "bobos", à l'ordre moral des pouvoirs totalitaires. Cela arrange bien, ces gens-là, qui ont les moyens, qui aiment paraître, exhiber leur singularité, leur réussite , en refusant toute entrave à leurs excentricités.

   La société de consommation, fille de la société de production et du profit, pour qui la seule valeur est la réussite matérielle ne peut s'embarrasser d'un tel "boulet", une attitude vertueuse.

   Vous l'avez compris, je ne veux parler, ici, que de la Vertu en Politique. La Définition qui m'a paru la plus complète, en tout cas se rapprochant le plus de ce que devrait être la vie politique, de mon point de vue, est celle des stoïciens: la Vertu est un Bien de l'âme qui assure à l'homme son bonheur. Le Bien moral peut prendre quatre aspects: la Connaissance, la grandeur d'âme et la mesure dans la conduite, principec qui ramènent tous, à une seule Vertu: la Sagesse. ( Avertissement: je ne fais pas ici le portrait du Président de la République actuel.)

   La Connaissance, la Sagesse, l'habile perception de ce  qui est vrai, constituent la Vertu première en Politique. On dirait, aujourd'hui, authenticité et transparence.

   Qu'il me soit permis, pour être plus clair, de citer trois exemples de Vertu politique.

 

 Le paysan Cincinnatus, sous la République romaine, aprés avoir conduit les légions à la victoire, refuse les honneurs et le pouvoir absolu, avec le titre de Dictateur ,que lui offre le peuple, et retourne à ses champs et ses labours.

   Maximilien de Robespierre, sous la Révolution Française, est mis en accusation par la Convention, pour abus de pouvoir; il est réfugié à l'Hôtel de Ville, le  peuple qui le soutient se rassemble;  les représentants de la Commune de Paris , fidèles, lui proposent d'appeler à l'insurrection, pour marcher sur la Convention. Robespierre refuse car il juge contraire à ses convictions et à sa vie de s'en prendre aux " Représentants de la Nation." Le lendemain, il est guillotiné sans jugement.

   Le Député républicain Jean Baptiste Baudin, en 1851, lors des insurrections populaires contre le Coup d'Etat du futur Napoléon III, harangue les ouvriers du faubourg Sint Antoine, devant une barricade. Ceux-ci se moquent de lui, en rétorquant qu'ils ne vont pas mourir pour défendre l'imdenité des Députés, de vingt-cinq francs. Baudin grimpe sur la barricade, en s'écriant: regardez comment on meurt pour vingt-cinq francs. Il tomre, fauché par les balles des soldats.

 

   Comment, aprés vingt-cinq siècles de Vertu, dans la Pensée occidentale, a-t-on pu tomber dans le cynisme actuel du chacun pour soi?

   Revitons, trés vite, hélas! les Anciens.

   Attention, ces Penseurs ne sont pas des démocrates , au sens où nous l'entendons aujourd'hui. Les femmes, les enfants, les barbares ( les étrangers), ne sont pas des citoyens. Le citoyen doit être bien né et bien éduqué. Mais quand même: la Vertu est un élément essentiel de la vie publique.

   Pour Platon, l'économie, le besoin de posséder davantage sont à la base de la société politique, de l'Etat et des guerres. IL faut donc contrer cette faiblesse en séparant le pouvoir économique du pouvoir politique,(La République). Puis dans "Les Lois", il suggère de réduire les écarts économiques. Un lot de terre de même grandeur par famille dont le rendement soit encadré dans une fourchette de un à quatre...( Quelle actualité!) Il veut aussi éloigner la Polis de la mer, support des désirs d'acquisition des grands commerçants... Le Bonheur de l'individu et celui de l'Etat ne sont possibles que si chacun vit selon la Vertu de sa classe: sagesse et prudence pour les dirigeants; courage pour les gardiens de la Polis; tempérance pour les artisans qui produisent. Justice etconcorde étant les résultantes des Vertus précédentes.

 

   Aristote, disciple de Platon, s'il a des réserves sur le Communisme de la Polis de son maître, reste fidèle au principe de la suprématie de la Cité. Le Bien de l'individu s'identifie à la Cité qui est la fin de toutes les communautés humaines, et qui constitue une fin supérieure à celle de l'individu.

   " Même si le Bien de l'individu s'identifie  avec celui de l'Etat, il paraît bien plus conforme aux fins véritables de prendre en main et de sauvegarder le Bien de l'Etat. Le Bien est certes désirable quand il intéresse un individu pris à part; mais son caractère est plus beau, plus divin, quand il s'applique à un peuple et des Etats entiers."

 

   Cela s'appelle aussi, le renoncement devant l'intérêt général.

   Quant à Cicéron, dans son livre " Les Devoirs", il nous indique clairement que l'important est le lien social qui vit sur la primauté de deux Vertus: Libéralité,( lire: Tolérance), et Justice.Libéralité et Justice sont les deux parties d'une même Vertu qui permet la permanence du lien social et de la qualité de la vie en commun. La Tolérance est Bonté, la bienfaisance manifestée envers les autres. La Justice est le respect de l'autre, de ses biens et des biens publics.

   Que réclament aujourd'hui la majorité des gens sinon du lien social?

  Ce qu'il nous faut , ce sont des Hommes et des Femmes  politiques faits " d'Authenticité et de Trasparence, qualités essentielles de l'être",(1) impossibles à atteindre sans Vertu.

 

   Alors, une question m'interpelle: François Hollande, pourrait-il être un de ceux-là?

 

(1): Encyclopédie Agora.

NOTE: Les citations de Platon, Aristote et Cicéron sont empruntées au livre de Jean Marc Piotte: Les Grands Penseurs du Monde Occidental - chez FIDES.

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 15:00

crise-8.jpg   Il faut bien se mettre en tête ce postulat de base du Capitalisme: quiconque touche aux profits met en danger l'économie mondiale.

   Pour augmenter ces profits, à l'heure où la colonisation est difficilement défendable, le système a inventé la dette. Et vous n'allez pas me croire quand j'affirme que par la dette, c'est le Sud qui finance le Nord, ou plus précisément les riches du Nord.Je vais essayer de m'expliquer.

   L'ONU est constituée de 191 Etats membres dont 122 vivent sous le seuil de pauvreté et qu'on a l'habitude d'appeler le Tiers Monde.

   En 2003, l'aide directe-en subventionsz-au développement fournie par les pays du Nord à ces 22 pays, s'est élevée à 54 Mds de dollars.C'est cette aide qui fait dire aux biens pensants, que le Nord se saigne pour le Sud.

 Eh,bien! vérifions. Cette même année 2003; les pays du Sud ony versé aux Banques du Nord, en intérêts et amortissements de leur dette 436 Mds de dollars; soit huit fois plus que ce qu'ils ont reçu.

   Qui se saigne? Voici juste quatre exemples de Budgets nationaux, avec le pourcentage du budget social et celui du remboursement de la Dette:

 

   Cameroun: social-4%; dette-36%

   Côte d'Ivoire: social-11%; dette-35%

   Kenya:social-12%; dette-40%

   Zambie:social-6%;dette-40%

 

   En 1980 le montant de la dette du Sud était de 580 Mds de dollars, pour un remboursement annuel de 90 Mds ; en 2003 elle a explosé et atteint:2400 Mds pour un remboursement de 340 Mds. Dans les deux cas, quatre fois plus.

 Au passage, rappelons que les taux d'intérêt des Banques ne sont pas les mêmes selon qu'on prête au Nord ou au Sud: six fois plus élevés, pour le Sud. Au nom de la trés morale Loi capitalistequ'elles prennent plus de risques avec le Sud.

   Néammoins précisons que ce ne sont pas les pays pauvres  seuls qui sont étranglés. Ainsi le Brésil en 2003, 11e puissance mondiale, doit 240 Mds de dollars, soir 52% de son PIB, ce qui en fait le 2e pays le plus endetté du Sud.

   Les avions,les voitures les Médicaments brésiliens sont à la pointe des progrés technologiques. Certaines Universités brésiliennes sont parmi les meilleures du monde, et pourtant le poids de la dette est tel que44 millions de Brésiliens restent en état de sous alimentation,(soit la population de l'Espagne.)

   Qui sont les créanciers de tous ces pays? Le Comité pour l'abolition de la Dette du Tiers Monde, ONG trés puissante, donne des chiffres fort édifiants.

   Le FMI et la Banque Mondiale participent à la Dette pour19%; les19 pays les plus riches, rassemblés au sein du Club de Paris- qui a son siège au Ministère des Finances français- à Bercy, eh,oui!-à hauteur de 27%; les Banques et Sociétés d'Investissement privées- américaines, britanniques, allemandes, françaises, suisses...- à hauteur de 54%.

   Le principe d'octroi de ces prêts est connu. Il intervient sur la base de La Lettre d'Intention du FMI, qui contraint l'Etat emprunteur à une extrême rigueur sur les Investissements sociaux, mais pas sur le remboursement de la dette.

 

   Comme le décrit si bien l'Economiste Américain Joseph Stiglitz, ancien du FMI, dans la "Grande Désillusion", le rôle du FMI n'est pas d'aider les pays pauvres à se développer, li est d'être le Gendarme des Créanciers, car seul compte le remboursement des créances.

 

   Une question vient trout de même à l'esprit. Pourquoi ces pays , quand il y va de la survie de leur peuple, ne refusent-ils pas de rembourser la dette. D'autant plus que dans le droit international, la notion de  faillite d'un Etat  n'existe pas.

  IL y a plus de vingt ans , le Pérou a essayé, en n'acceptant de rembourser que le Tiers de sa Dette. Le Lendemain de cette décision, dans tous les ports, sur tous les aérodromes du monde, bateaux et avions péruviens sont confisqués, ou leur alimentation en carburant est refusée, les avoirs péruviens à l'étranger sont gelés. Le Président démocrate Alan Garcia jette l'éponge.

 

   Et si les 19 pays du Club de Paris décidaient d'effacer la dette des pays du Sud? L'Economie mondiale serait-elle en danger?

   La réponse est simple: les versements des 122 pays pauvres aux pays riches représentent 2% du revenu national des pays prêteurs J'ai bien dit 2%.

   Lors de la violente crise boursière de 2000-2002,liée à la bulle des hautes technologie, des milliers de dollars furent anéantis, la plupart des titres avaient perdu 65% de leur valeur. UN seul pays du Nord a-t-il implosé? En deux ans cette crise fut digérée par nos économies, et nous  nous n'en avons pas entendu parler.

 

   Ce papier paraît un peu daté. Peut-être! Ce que j'ai voulu faire, c'est "annoncer la couleur" pour l'Europe. Banques et sociétés vont se goinfrer- se goinfrent déjà- au nom de la Dette, et les peuples vont payer toujours plus, malgré le dépeçage déjà fort entamé.

 

 

   NOTE: Chiffres empruntés à J.Stiegler, dans "L'Empire de la Honte" et au PNUD.

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 14:36

barques

 

"L'histoire de toute société, jusqu'à nos jours, n'a été que l'histoire de luttes de classes."( Marx;Engels).

 

   Pour les tenants du dogme de la fin de l'Histoire, la lutte des classes est une affaire terminée. 

 

   "A mesure que s'étend le système capitaliste, se développe aussi la classe des ouvriers modernes,des techniciens et des employés, travailleurs qui ne vivent qu'à la condition de trouver du travail et qui n'en trouvent que si le travail accroît le capital. Ces travailleurs contraints de se vendre au jour le jour sont une marchandise, un article de commerce comme les autres; ils sont exposés par conséquent à toutes les vicissitudes de la concurrence, à toutes les flctuations du marché.

   Le développement technologique et la division du travail, en faisant perdre au travailleur tout caractère d'autonomie, lui ont fait perdre tout attrait. Le producteur devient un simple accessoire des automates, on n'exige de lui que l'opération la plus simple, la plus monotone, la plus vite apprise. Par conséquent, ce que coûte l'ouvrier ou le technicien,se réduit, à peu de chose prés, au coût de ce qu'il lui faut pour s'entretenir, lui et sa famille.

   Or le prix du travail, comme celui de toute marchandise, est égal à son coût de production. Donc, plus le travail devient répugnant, plus les salaires baissent. Bien plus, la somme de travail s'accroît par l'augmentation du travail exigé dans un temps donné,( productivité), par l'accélération des machines...

   Une fois que le travailleur a subi l'exploitation du capitaliste et qu'on lui a compté son salaire, il devient la proie d'autres membres du système: le propriétaire,( parfois marchand de sommeil), la grande surface, le banquier...

   Petits industriels,commerçants, artisans et petits paysans, tout l'échelon inférieur des classes moyennes de jadis tombent dans la couche des travailleurs pauvres; d'une part parce que leurs faibles capitaux ne leur permettent pas d'investir, que les banques ne leur prêtent pas; d'autre part parce que leur habileté technique est dépréciée par les nouvelles méthodes de production...

   Les intérêts, les conditions d'existence au sein des couches laborieuses s'égalisent de plus en plus à mesure que les progrés fechniques effacent toute différence dans le travail rt réduit presque partout le salaire à un niveau également bas; les salaires deviennent de plus en plus instables; la condition du travailleur devient de plus en plus précaire: les collisions individuelles entre le travailleur et le représentant du système prennent de plus en plus le caractère de collisions entre deux classes..."

 

   Ce texte est-il le fruit du travail d'un sociologue de l'ère post-communiste? Eh bien, non. Il s'agit d'un extrait du chapitre I du: " Manifeste du Parti Communiste" de 1847. Je me suis juste amusé à introduire quelques mots d'aujourd'hui.

 

   Il n'y a plus lieu de parler de luttes des classes. En somme, Bernard Arnaud, Martin Bouygues, Arnaud Lagardère, Serge Dassault...même combat que les millions de pauvres qui ne mangent- jusqu'à quand- que grâce aux associations humanitaires,  que les jeunes en CDD ou en stages non rémunérés, que les travailleurs intérimaires, que les femmes isolées à temps partiel imposé ou encore les Smicards?

 

   Je suis obligé de résumer en quelques lignes des dizaines de pages de réflexion, mais essayons au moins de poser les bonnes questions.

   Parmi tous les arguments avancés pour déclarer le concept de lutte des classes périmé, prenons en quelques-uns.

 

   - Tous les chefs des divers courants socialistes de ces deux derniers siècles étaient eux-mêmes des bourgeois.

   -Il n'y a plus de patrons bourgeois et exploiteurs. Les grands groupes industriels et financiers sont la propriété de milliers d'actionnaires qui se recrutent dans toutes les couches de la société.

   -Grâce aux progrés du capitalisme les classes laborieuses s'enrichissent aussi et ne se considèrent plus comme les damnés de la terre.

   -Il n'y a plus de classe ouvrière, il n'y a que des classes moyennes.

 

   Au moment de la Commune de Paris tous les chefs socialistes étaient en exil ou en prison; ce fut bien un mouvement populaire auquel il manqua , peut-être,  comme le dit Marx un parti ouvrier fort, mais surtout contre qui la bourgeoisie lança  l'armée avec le soutien de la Prusse.

   Qu'il n'y a plus de grand capitaliste exploiteur, que les adeptes de cette grande idée aillent le dire aux quatre milliards d'êtres humains qui vivent sous le seuil de pauvreté. Allons, ici, en France, nous avons la photo de ces grands capitalistes , toutes les semaines dans Paris Match.

   La classe ouvrière n'a plus d'ennemi? Savez-vous comment les riches propriétaires des plaines de Bolivie appellent les indiens autochtones? " Los Animales."

   Les ouvriers sont aisés, ils ont: la voiture, la machine à laver, le réfrigérateur... Est -ce du luxe? Mais surtout, c'est au prix de crédits à la consommation qui leur font payer trois fois ce produit. Il y a aujourd'hui huit cent milles familles surendettées recensées à la Banque de France.

   Il n'y a plus de classe ouvrière. C'est vrai pour le gouvernement français: entre mille et trois mille euros de revenus, l'on fait partie des classes moyennes. Dansez Smicards! Précisons quand même qu'en France et selon les chiffres officiels, les ouvriers représentent 26% de la population active; ajoutons-y les employés parfois plus exploités dans la grande distribution; et les cadres jetés comme des kleenex à 45 ans...

 

   Certes, tous ces constats ne conduisent pas automatiquement à une extension de la lutte des classes, mais qui peut prétendre, honnêtement, aujourd'hui, que l'antagonisme entre Travail et Capital est révolu?

 

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 15:13

allende_supporters.jpg

 

 

   Le 11 septembre dernier, à grands renforts de médias, nous avons commémoré les attentats de New York. Commémoration légitime et nécessaire  pour rappeler le niveau de barbarie que peut atteindre le terrorisme. Cependant, mon 11 septembre, à moi, depuis 28 ans, se passe à Santiago du Chili. La première expérience socialiste à visage humain meurt dans un bain de sang. On n'en parle plus.

    Le Président Salvador Allende, élu démocratiquement, vient d'être investi, fin novembre 1970 Il lance aussitôt les premières réformes inscrites dans le programme de l'Unité Populaire:

   -Nationalisation des mines de cuivre.

   -Création d'un impôt sur les sociétés transcontinentales.

   -Les réformes sociales.

   La colère des grands capitalistes ne tarde pas.

 

   A washington, dans le même temps, se met en place le comité dit des "quarante": il s'agit des PDG des 40 plus importantes sociétes étrangères ayant des intérêts au Chili. Ce Comité est présidé par le PDG d'ITT, la plus grosse compagnie industrielle du monde, à cette époque là.

   Dès le début de l'année 1971 ce comité soutenu par le Président Nixon, son secrétaire d'Etat Kissinger,et la CIA, organise le sabotage économique et financier, systématique, du gouvernement d'Unité Populaire.

 

   Et le 11 Septembre 1973, la palais présidentiel est attaqué par les forces armées dirigées par le Général Pinochet, téléguidé par le Pentagone.

   A 14 heures trente, le Président Allende meurt dans son bureau, d'une balle dans la tête. Mort encore non élucidée.

   Une dictature sanglante s'installe à Santiago. Une longue nuit tombe sur le Chili.

 

 NOTE: Nostalgie quand tu nous tiens.                                                                                                                      

 

 

 

 

 

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 15:31

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                                                                               Source : http://www.alterinfo.net/

 

 

 " Bien des théories et des idéologies de pacotille obscurcissent la conscience des hommes et des femmes de l'occident pour leur faire croire que l'ordre actuel est immuable.L'enjeu est donc bien de détruire ces théories." ( Jean Ziegler. L'Empire de la honte.)

 

   Je déteste les mots "mondialisation" ou "globalisation",ils n'ont été inventés que pour nous faire accepter un seul ordre des choses,à savoir que l'état actuel de la planète,aujourd'hui,est un état naturel,ou à tout le moins inéluctable.La seule réponse possible des peuples et des individus serait donc,pour survivre, d'accepter des sacrifices, toujours plus de sacrifices.

   Malgré les contorsions théoriques de nos grands intellectuels,économistes et autres journalistes bien-pensants,on appelle cela, la pensée unique.

   En réalité,la Mondialisation est née au XVIe siècle,après la découverte de l'Amérique, avec l'enrichissement de l'Europe grâce à l'or et à l'argent des Indiens. Mais déjà cet enrichissement fut payé au prix fort,par une partie de l'Humanité: esclavage et premiers grands génocides; anéantissement de civilisations entières,Aztèques,Incas,Mayas...

   Aujourd'hui, concrètement,quelle apparence prend ce phénomène?

   Est-ce le film véhiculé,tous les jours,par toutes les télévisions du monde,jusque dans le plus petit village du continent sacrifié qu'est l'Afrique: ce flot d'images de la téléréalité où tout le monde est beau,jeune,riche,intelligent?

   Et si c'était ce que dénoncent certains prix Nobel d'économie, cet ancien Président de l'Organisation Mondiale du Commerce, cet ancien responsable des Programmes Alimentaires de l'ONU,(Jean Ziegler), ou encore ces mécanismes d'appropriation de cacao, de café,de riz décortiqués par le journaliste Jean Pierre Boris dans son livre: "Le commerce inéquitable"?

   Que nous disent-ils,sinon que la Mondialisation néest pas autre chose que la remise en cause des Etats-Nations et des systèmes sociaux; c'est la misère du Tiers-Monde qui a d'ores et déjà gagné les pays riches. C'est la soumission des peuples aus intérêts des grandes sociétés industrielles et financières.

   La colonisation ouverte "si bien définie" par le républicain bourgeois, Jules Ferry,en 1885:"c'est un devoir des pays riches que d'aller apporter la civilisation aux races inférieures",(Eh!oui,)- n'est plus possible aujourd'hui. Alors les grandes sociétés transcontinentales ont mis au point deux armes de destruction massive: La Dette et la Faim,(Jean Ziegler). 

   Grâce à l'endettement des Etats, ces sociétés les contraignent à abdiquer leur souveraineté. Par la Faim qui en découle, les Peuples agonisent et renoncent à leur liberté.Cette machine à broyer et à soumettre ne connaît plus ses limites et a balayé le Droit International qui agonise.

   ET c'est pourquoi, aujourd'hui, on vend des Brevets sur les Recherches touchant à l'être vivant,on impose les OGM par la force,on privatise l'eau,élément naturel s'il en est,qui appartient à l'Humanité et que,pourtant, les Peuples doivent acheter aux puissances financières.

   Il faut le dire: ces puissances financières ont mis en place un état de violence structurelle et permanente parmi les plus effroyables que l'Humanité ait connus. 

   Face à un contexte international inquiétant et à une immense recomposition de nos sociétés que pouvons nous constater?

   Ne trouvant plus d'idéologies porteuses de grandes espérances et de progrés, les peuples s'engouffrent dans des obscurantismes intégristes et xénophobes sortis tout droit du passé.

   Ces puissances financières, dans leur refus de mettre en place des règles mettant l'économie au service de l'Homme,jettent les peuples dans les bras des systèmes de pensée autoritaires et réactionnaires. Mais cela les arrange. Le terrorisme ne les gêne pas. Attendons de voir si les lueurs des révolutions dans les pays arabes inversent ces tendances.

   Pour les puissants,comme pour les élèves des grandes écoles de commerce, l'Economie est un phénomène naturel,ce n'est surtout pas un simple instrument qu'il convient de mettre au service d'un seul but: la recherche du bonheur commun.

   De tous côtés,ce n'est que retour aux communautarismes,au cléricalisme, aux politiques qui annihilent l'individu en le forçant à réintégrer sa communauté religieuse, sa place,son rang.

   Ajoutons-y le poids des médias audiovisuels,de la publicité qui uniformise et standardise tous nos besoins et ainsi,corseté,conditionné,encadré,robotisé,l'Homme du XXIe siècle ne rêve plus de lendemains qui chantent mais de son seul salut,personnel et individuel.

   Et pourtant,sur ce fond trop souvent désespérant,apparaissent,ici et là,des lueurs.

 

   Aprés Kant,Hegel, Tocqueville,Marx,il faut réaffirmer que le processus d'égalisation,le développement du sentiment d'égalité sont des faits universels,durables:nous y participons tous en les favorisant consciemment ou non.

   Ils constituent le dessein naturel et profond de l'Humanité et se concrétisent ici,par  les insurrections des consciences,là-bas par les insurrections se la Faim.

   Allons,avec Gracchus Babeuf,réaffirmons encore:"Tous les Maux de la terre sont à leur comble. Ils ne peuvent plus empirer. Mais ils ne peuvent se réparer que par un bouleversement total."

 

Note: Cet article a été fortement influencé par le livre de Jean Ziegler-"L'Empire de la Honte".

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 16:10

En ouverture de ce blog, voici le rappel des derniers mots du "Germinal" de Zola.

 

250px-Gil_Blas_-_Germinal.jpg                                                                  Paru dans le magazine Gil Blas du 25 novembre 1884


 

"... de plus en plus distinctement, comme s'ils se fussent rapprochés du sol, les camarades tapaient. Aux rayons enflammés de l'astre, par cette matinée de jeunesse, c'était de cette rumeur que la campagne était grosse. Des hommes poussaient, une armée noire, vengeresse, qui germait lentement dans les sillons, grandissant pour les récoltes du siècle futur, et dont la germination allait faire bientôt éclater la terre."

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