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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 14:56
sarkofrance.blogspot.com   .

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" J'accuse cette vicieuse forme d'opiner : il est de la Ligue, car il admire la grâce de M. de Guise . L'activité du roi de Navarre l'étonne, il est huguenot . Le roi : il est séditieux dans son cœur . N'oserions-nous pas dire d'un voleur qu'il a une belle jambe ? Et faut-il, si elle est putain, qu'elle soit aussi punaise ?".(Montaigne, Essais,III ). ( Cité par Joseph Macé-Scaron, Marianne No 943 ).

(1) D'après le titre de l'article de J.F. Kahn, Marianne No 943, " Les deux catas " .

Le récent sondage " Opinion Way ", publié par le magazine Marianne No 943, du 15 mai, révèle que 41% des Français ne se résolvent pas à choisir, pour les présidentielles 2017, entre un des trois canassons, que veulent nous imposer, les partis politiques et les " élites médiatiques " . A la question : parmi les personnalités suivantes, pour laquelle pourriez-vous voter lors de la prochaine élection présidentielle, les personnes interrogées répondent ainsi : 22% pour Marine Le Pen ; 19% pour Nicolas Sarkozy ; 17% pour François Hollande : 41% pour aucune des trois .

Pour le détail, relevons que les CSP+ ( catégories socio-professionnelles supérieures ) et les CSP - ( catégories socio-professionnelles inférieures ) se retrouvent dans le bloc des 41%, à égalité ; les provinciaux y sont représentés majoritairement tout comme - et ce n'est pas une surprise - les sympathisants de l'extrême gauche . Mais pas seulement : on retrouve dans le bloc 24% de sympathisants socialistes ; 15% de sympathisants UMP ; quant aux sympathisants centristes, ils sont 60% à réclamer une nouvelle tête pour la compétition présidentielle . Il y a de quoi méditer, pour les têtes pensantes des partis - si cette espèce existe encore - dans ce lourd pavé " Opinion Way " .

Et pourtant, bon gré mal gré, " nous serons assignés - en 2017 - au choix entre la varicelle, l'urticaire ou l'eczéma ". " Le triptyque est épuisé ", mais il nous sera imposé . Comme l'huile de ricin - ce puissant purgatif - que les " chemises noires " de Mussolini faisaient ingurgiter aux ouvriers grévistes italiens pour les humilier .

" Grotesque ! Mais on s'incline . On se fait une raison . On ingurgite . On s'écrase même " . Nous avons intériorisé le système : nous cautionnons le mécanisme infernal dans lequel les libéraux nous ont enfermés depuis trente ans, c'est à dire " le risque du pire " .

" Un Papandréou gaulois ou un Bush tricolore ", le caïd de banlieue ou le Monsieur Perrichon d'Eugène Labiche, sinon c'est la Walkyrie " teutonisante " .

Dilemme enthousiasmant : vrai Narcisse ou faux Jocrisse ! Le voyou ou le retors ! Les promesses dont on sait, d'avance, qu'il ne faut pas espérer qu'elles seront tenues ou les promesses trahies ! Celui qui ne croit qu'en lui ou celui qui ne croit que lui ! La castagne du ring ou le claquement lancinant des castagnettes sur un plateau de flamenco !

Vous ne pouvez pas trancher ? Alors, vous aurez Hitler, Pétain et Staline dans la même décoction, clament les microphones .

Et pourtant : un remake Sarkozy, ce serait une calamité ; un remake Hollande, une farce .

Ils le savent tous, ou presque, politiques, journalistes, observateurs, décideurs, surtout à gauche, que François Hollande, " dont la trahison a prématurément sculpté la statue ", est désormais rejeté, parce qu'il était incapable de se projeter et s'est laissé prendre en remorque par toutes les forces antisociales du pays .

Ils le savent tous, ou presque, qu'en ce qui concerne Nicolas Sarkozy, sa démesure égotique, son hybris non maîtrisée, son mental de voyou, son rapport à la vérité et à l'argent, sa soif de revanche sont psychiquement si lourds, qu'une réélection se transformerait très vite en cyclone caribéen .

Ni l'un, ni l'autre, n'a de véritable conviction, et vous le savez : alors, vous rechignez encore . Vous ne désirez ni une droite d'exclusion, ni une gauche de capitulation . Tant pis ! C'est comme ça ! C'est quand même vous qui choisirez la prochaine catastrophe !

NB : d'après l'article de J.F. Kahn " Les deux catas ", Marianne No 943 du 15 mai 2015 .

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 15:36
Trinidad, Cuba .

Trinidad, Cuba .

" S'il est au monde un pays où il est véritablement possible d'être humain, Cuba est ce pays . Bien qu'elle soit passée par toutes sortes de bouleversements, de circonstances implacablement négatives, depuis la domination coloniale jusqu'aux harcèlements qu'elle subit aujourd'hui, l'histoire cubaine garde une racine intacte, que l'on ne peut arracher et qui toujours continue de fleurir . Pour cette raison, je dis que Cuba est un état d'esprit . Que l'on peut être Cubain sans être né à Cuba . Et qu'en ce sens, je suis Cubain " . ( José Saramago, Prix Nobel de littérature 1998 ) .

Le 3 février 1962, par Décret présidentiel No 3447, le Président J. F. Kennedy met en œuvre de façon totale et définitive l'embargo du commerce entre les EEUU et Cuba, dont l'interdiction totale des embarcations d'aliments à destination de Cuba .

Quelques jours auparavant, le 25 janvier 1962, l'OEA ( Organisation des Etats Américains ), sous tutelle nord-américaine - dont les futures dictatures militaires inféodées -, par 14 voix contre 6, ( Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Equateur, Mexique ), exclut Cuba .

Les alliés occidentaux des Etats-Unis rejoignent la coalition anti-cubaine sauf le Canada, l'Espagne et la France .

Cuba est pratiquement isolée . L'URSS décide alors d'augmenter sensiblement son aide financière à l'île .

Grâce à cette aide, l'URSS fournissait l'île en biens de consommation, carburants et subventions en échange d'exportations de sucre et de nickel, les effets de l'embargo demeurèrent limités entre les années 1960 et 1980 . Le pays connaît même des réussites notables en matière d'éducation et de santé : alphabétisation réussie, haut niveau d'éducation et santé totalement gratuite .

Cuba ne s'effondre pas !

A ce stade, des précisions sont nécessaires . Contre l'avis d'un ancien, et fort peu documenté, rédacteur en chef du journal Le Monde - Bertrand Legendre - affirmant que " les prémices du castrisme portaient en germe un totalitarisme " , l'histoire exprime autre chose .

Fidel Castro était un bourgeois, fils d'un grand propriétaire terrien, éduqué dans des écoles catholiques, Frères de La Salle, Maristes, Jésuites . Sa mère était très catholique, c'est pourquoi l'église catholique fut très peu persécutée par le castrisme . Militant étudiant, il s'engagea, en 1947, dans le " Parti Orthodoxe ", parti nationaliste et anti-communiste, pour lequel il sera candidat au Parlement .

En 1955, en exil au Mexique, il se dépeindra comme un " jeffersonien " : disciple des Lumières, républicain, démocrate, partisan des Droits de l'Homme . En 1959, il se déclare encore opposé aux nationalisations industrielles ( Us News and World Report ) .

La Révolution fut avant tout une révolution nationaliste, et le Parti Communiste Cubain, inorganisé dans les années 1950, ne la soutint pas . Le Parti Communiste Cubain ne fut formellement constitué qu'en 1965, Castro en prenant la tête .

Quand en 1959, Castro rencontre Richard Nixon à la Maison Blanche, celui-ci, chargé par Eisenhower de déceler si son interlocuteur est communiste, déclarera qu'il n'a rien trouvé de communiste, chez son interlocuteur .

C'est l'attitude des EEUU qui poussa Fidel Castro dans les bras de l'URSS .

Mais l'histoire ne s'arrête pas là . En 1991, la chute de l'URSS et la fin de l'aide soviétique vont ramener au premier plan les méfaits de l'embargo . L'arrêt de cette aide plonge Cuba dans une crise économique épouvantable : l'île est exsangue .

Les Américains pensent le moment arrivé de la chute de Castro, qu'ils n'ont qu'un petit coup de " poussette " à donner .

En 1992, la Loi Torricelli, renforce, encore une fois, l'embargo, suivie, en 1996, par la Loi Helms-Burton, qui va dans le même sens, alors que parallèlement, les EEUU normalisent leurs relations commerciales avec les autres pays communistes, tels que la Chine et le Viêt-Nam .

En 2000, le Président Clinton déclare que Cuba n'est plus une menace pour les USA et assouplit les mesures, mais dès 2003-2004, le Président Bush fait machine arrière : le 6 mai 2004, de nouvelles restrictions aux déplacements d'hommes et d'argent sont mises en place tout comme des restrictions en matière de collaboration scientifique : échanges entre bibliothèques des deux pays, publications de chercheurs cubains aux EEUU, visas accordés aux chercheurs, deviennent très règlementés .

Il peut en coûter aux contrevenants à l'embargo jusqu'à 10 ans de réclusion, et des amendes pouvant aller de 250 000 $ à 1 million de $ .

Le musicien et producteur Ry Cooder fut condamné en 2003 à une amende de 100 000 $ pour avoir participé à l'album de musique cubaine " Buena Vista Social Club " .

Une nouvelle fois Cuba ne s'était pas effondrée . Et dès 2008, le Président Obama assouplissait à nouveau l'embargo, sans oser le supprimer, tant le " lobbiyng " des exilés cubains est puissant en Floride .

Depuis plus de vingt ans, les protestations contre cet embargo que rien ne justifie n'ont pas manqué : 18 résolutions de l'ONU - la dernière en 2013 avait recueilli 188 voix pour et 2 contre : EEUU et Israël - .

En 1998, pour le 50e anniversaire de la Déclaration des Droits de l'Homme de l'ONU, l'ancien Ministre de la Justice, américain, Ramsey Clark devait déclarer : " Le gouvernement de EEUU est seul, défiant la volonté des nations du monde, dans la mise en œuvre de ce crime contre l'humanité . Il s'agit dans l'intérêt d'une poignée de groupes économiques qui veulent s'approprier les richesses de Cuba et appauvrir le peuple cubain dont la révolution apporta la santé, le libéra de la misère et apporta une éducation universelle partagée avec les pauvres de la planète . Cessez cette honte " .

Enfin, notons que la déclaration du Nobel, José Saramago, transcrite en introduction, est lumineuse . Elle nous dit que ce peuple, le peuple cubain, qui n'avait connu que des siècles de colonisation, et qui a appris - grâce à l'embargo - que l'Indépendance est une question de luttes permanentes, n'est pas prêt à s'engager dans un bond en arrière historique qui le ramènerait à une ère coloniale révolue .

NB : réf. " http://fr.wikipedia. org " ." Embargo des EEUU contre Cuba " .

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 15:40
La Havane : el Malecòn . ( Photo AFP ) .

La Havane : el Malecòn . ( Photo AFP ) .

" Fidel Castro est soutenu par la majorité des Cubains ... La seule façon de le renverser est de provoquer la faim et le désespoir parmi les Cubains afin de les pousser à renverser le gouvernement ... Dans cet objectif, le gouvernement américain doit utiliser tous les moyens possibles pour miner la vie économique de Cuba " . ( Lester D. Mallory, Sous-Secrétaire d'Etat aux Affaires interaméricaines, 6 avril 1960 . Foreign Relations of the US, 1958-1960, Volume VI , Cuba ) .

Le fleuve d'articles, de débats tronqués, de manipulations historiques, de documentaires orientés, de charges idéologiques haineuses que suscite la visite de François Hollande à Cuba, et plus encore la rencontre du Président français avec Fidel Castro, nous imposent un retour sur l'histoire de l'île, qui, sans dédouaner le régime castriste de ses fautes, rétablisse quelques vérités toujours bonnes à dire . Parmi elles celle-ci, toujours utilisée par les anti-castristes : l'embargo américain n'est pas une réponse aux violations des droits de l'homme du régime, mais il y est bien antérieur, et étroitement lié aux atteintes aux intérêts économiques américains .

Les liens géographiques, économiques et historiques entre Cuba et les EEUU sont étroits . Lors de la guerre d'Indépendance de 1895- 1898, contre la puissance coloniale espagnole, grâce à un corps expéditionnaire de 17 000 hommes et l'appui de leur marine, les EEUU chassent les Espagnols de Cuba ( Traité de Paris ) . Ils accordent ensuite l'indépendance au pays en 1902, mais se réservent une main mise sur l'île ( amendement Platt ), qui leur autorise le maintien sur le territoire cubain de deux bases navales - Guantanamo et Bahia Honda ), ainsi que le droit d'intervenir dans les affaires du pays, en tant que garants de la Constitution : les Cubains considèrent la période de 1899 à 1902 comme une occupation militaire, et celle de 1902 à 1959 comme une occupation post- coloniale .

Les EEUU soutiennent au départ la révolution cubaine . Après la fuite du dictateur Batista, le 1er janvier 1959, ils reconnaissent le nouveau gouvernement d'union du Président Manuel Urrutia, le 7 janvier 1959, dans lequel Fidel Castro est chef des armées .

Le 16 février 1959, il est nommé premier ministre par le Président Urrutia . C'est à ce titre qu'il est reçu, à la Maison Blanche, à Washington, par le Vice-Président Richard Nixon, en avril 1959 .

Le 6 février 1959, la Banque Nationale de Cuba consigne le dépôt dans des banques nord-américaines de 424 millions de $, opéré par Batista, juste avant sa fuite, mais que ces banques n'ont pas restitués .

Le 12 février, le Conseil de Sécurité des EEUU refuse à la Banque Nationale de Cuba un prêt pour soutenir sa monnaie .

Le gouvernement cubain procède alors, le 17 mai 1959, à la nationalisation du système bancaire et annonce la mise en chantier de la réforme agraire : sont nationalisées, sans compensation, toutes les propriétés supérieures à 420 ha ( la plupart appartiennent à des sociétés américaines ) pour être redistribuées aux paysans, aux " sans-terre " . ( Revoluciòn cubana sur EcuRed ) .

Les atteintes aux droits de l'homme sont encore loin .

Le 24 juin 1959, le Département d'Etat des USA informe : " Il appartient au gouvernement des EEUU d'assumer immédiatement une position très ferme à l'encontre de la loi de réforme agraire, la meilleure manière d'atteindre le résultat nécessaire est la pression économique " . ( Le Département d'Etat évoque, pour la première fois, la suppression de la quote-part de sucre : une quantité de la production de sucre cubain, entrant préférentiellement à d'autres importations étrangères, sur le territoire des USA ) .

Le 4 février 1960, l'Union Soviétique signe un accord commercial avec Cuba, notamment concernant l'achat de sucre cubain .

Le 6 avril, intervient la déclaration du sous-secrétaire Lester D. Mallory, citée plus haut : " Tout moyen pour affaiblir la vie économique de Cuba doit être utilisé rapidement ... Refuser de faire crédit et d'approvisionner pour faire diminuer les salaires réels et monétaires dans le but de provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement " .

En avril 1960, les multinationales Esso, Texaco et Shell , décident de limiter les exportations de combustible vers Cuba, à la demande de leur gouvernement, puis en mai refusent de traiter le pétrole importé d'URSS .

Fidel Castro les fait saisir !

Le 6 juillet 1960, les EEUU refusent d'acheter la part de sucre ( 700 000 T ) prévue par les traités, part vitale pour l'économie cubaine, l'URSS l'achètera .

Après l'échec des négociations de la dernière chance, menées sous l'égide du Président argentin Arturo Frondizi, Cuba nationalise, au cours de l'été 1960, 36 centrales sucrières, les raffineries et la compagnie des téléphones .

Le 24 septembre 1960, les EEUU annoncent la fermeture de leur usine de nickel Nicaro, de Cuba .

Le 19 octobre sont promulguées les mesures générales interdisant les exportations américaines vers Cuba , exception faite, pour un temps, de la nourriture et des médicaments .

En mai 1964, le Ministère du commerce américain ajoute aux interdictions la nourriture et les médicaments .

La doctrine de Lester D. Mallory est définitivement en place et l'est encore aujourd'hui, en 2015, même si quelques assouplissements ont été apportés, en 2000, par le Président Bill Clinton .

Le 3 janvier 1961, les EEUU rompent leurs relations diplomatiques avec Cuba .

Le 17 avril 1961, deux raids aériens de l'aviation américaine ciblent les aéroports de La Havane et de Santiago, suivis d'un débarquement de 1500 mercenaires cubains venus des USA, à la Baie des Cochons, repoussés en 72 heures .

NB : Dates et citations empruntées à " http://fr.wikipedia.org ", Embargo des EEUU contre Cuba .

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 14:53
Chuchotements !

" Le gouvernement admet désormais que l'objectif de stabilité des effectifs de l'Etat ne sera pas tenu " ( Les Echos, 02/05/2015 ) .

Personne n'en doutait ! L'annonce faite par le Président de la République d'accorder une rallonge au Ministère de la Défense de 3 Mds 8 d'€ et de préserver le maintien de 18 000 soldats dans l'armée de terre, dont la suppression était programmée, au motif que la lutte contre le terrorisme ( Plan Vigipirate renforcé, opérations extérieures ) ne peut être relâchée, laissait prévoir qu'il ne pouvait qu'en être ainsi .

Un général, et non des moindres, le chef d'état-major de l'armée de terre, a confirmé à ses homologues américains ( le 29 avril à Washington ) : " Nous sommes programmés pour rester longtemps, au Moyen-Orient, nous resterons là à combattre le terrorisme, parce que si nous ne le faisons pas, le terrorisme sera, à coup sûr, dans quelques mois à Paris " .

Sauf que des voix discordantes ont été entendues, parmi les diplomates du Quai d'Orsay ou même de collègues du général, qui regrettent cette participation " à la nouvelle guerre d'Irak " ( par allusion à celle du Président Bush Jr ), affirmant que la coalition sous commandement américain, actuellement à l'œuvre n'avait pas besoin d'un renfort français . D'ailleurs, depuis que le porte-avions Charles de Gaulle a quitté le Golfe, pour aller présenter ses rafales en Inde, la participation française est quasi nulle : seuls six rafales, sortent de temps à autre, depuis leur base d'Abu-Dhabi . Mais les voyages du Charles de Gaulle et la maintenance de la base d'Abu-Dhabi coûtent très cher .

Ces mauvais esprits n'hésitent pas à ajouter que cet engagement a été décidé par F. Hollande, seul, pour une question de " prestige personnel " . Affirmation illustrée par l'invitation exceptionnelle qui lui a été faite par le Roi d'Arabie Saoudite d'assister ( une première ) à une réunion du Conseil de Coopération du Golfe, les 4 et 5 mai derniers .

Cependant, galonnés et diplomates sont d'accord, sur un autre point : la présence militaire française au Sahara est indispensable, bien que très coûteuse . Nous en donnons acte au Président .

Mais revenons, en empruntant un rafale, à l'abri " de notre petit Liré ", aurait dit Joachim du Bellay, et regardons de près, les petites affaires internes .

La réduction du nombre de Régions métropolitaines, de 22 à 13, à compter du 1er janvier 2016, était censée simplifier le millefeuille administratif et permettre de réaliser de substantielles économies : c'est ainsi qu'elle nous avait été présentée .

C'était sans compter sur le goût du pouvoir, l'attachement aux privilèges, l'appât du gain de nombreux élus locaux, hauts fonctionnaires, aussi bien que du peu d'envie de déménager vers les nouvelles capitales régionales, de cohortes de petits fonctionnaires .

C'est que voyez-vous, il ne s'agit pas, en l'occurrence, que de biffer d'un trait de plume, 9 régions : il s'agit de transférer une multitude d'agences régionales, d'académies, de chambres, de conseils ou de comités créés par les anciennes régions, avec les employés " y afférents " .

Le dur Manuel Valls a craqué devant les dangers d'une " jacquerie " de tous ces gens-là, à la veille d'élections régionales fort périlleuses pour le gouvernement et sa majorité .

Le Premier Ministre a donc envoyé, dans les régions, un " Missi Dominici ", Mme Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction Publique, chargée d'une mission de " déminage " .

A partir de là, rassurez-vous, on ne va plus parler de millefeuille, mais de " ratatouille " : Mme la Ministre répète à qui veut l'entendre que les emplois seront maintenus et que personne ( à l'exception des proches collaborateurs des nouveaux Préfets de région ) ne sera contraint à faire son balluchon .

Par exemple, en ce qui concerne l'Education, la totalité des 26 Rectorats actuels sera maintenue : ainsi, si un recteur unique était amené à diriger les Académies de Toulouse et Montpellier, celles-ci conserveraient une existence autonome, ainsi que leurs bureaux et leurs personnels .

" Il ne faut pas donner aux villes l'impression qu'on les abandonne ", répète la ministre, à l'envi .

Même scénario, avec les Agences Régionales de Santé . Certes, elles passeront de 22 à 13, mais on créera dans les anciens chefs-lieux, des agences annexes, avec le personnel idoine .

Les organismes consulaires ( Chambres de commerce, des métiers, de l'agriculture ), financés par des taxes que prélève l'Etat, adoptent le même schéma : regroupement sur la nouvelle capitale mais maintien des structures existantes sous le nom de " chambres interdépartementales " . Augmentation de ces taxes à prévoir .

Pas question non plus de toucher à la carte judiciaire . Tout projet de redécoupage se traduirait par des suppressions de postes de hauts magistrats, des fusions de " barreaux " d'avocats, une perte de prestige de certaines villes : de quoi coaliser juges, avocats et élus . Pas de blague !

On ne veut pas donner l'impression d'abandonner les villes mais on laisse une désagréable impression d'improvisation .

Tout cela prouve bien que cette réforme visait un autre objectif : " l'Europe des Régions " !

NB : à partir de l'article du Canard Enchaîné du 6 mai 2015, " Et une feuille de plus ... " .

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 15:17
Gavroche / daredart.blogspot.com   .

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Sous-titre : la canaille !

" Si aujourd'hui, vous censurez et frappez d'interdit l'utopie, la poésie et le rêve, vous obtenez une société sans futur " . ( Jean-François Kahn ) .

" Cette canaille que vous conspuez, pour laquelle vous n'avez pas assez d'insultes, que vous accusez de pillage et d'assassinat ; cette canaille que vous voulez voir balayer par le canon, vous savez ce qu'elle est, ce que vous lui devez ? ... Vous tous, tant que vous êtes, qui vous a faits hommes libres, citoyens ? La canaille de 1789, de 1830, de 1848 ... C'est-elle qui fait les révolutions et sans en profiter . Qu'y gagne-t-elle la canaille ? La misère, la haine de ceux qu'elle sert, parfois l'exil, souvent la mort ... Vous ne vous souvenez même pas que vos pères faisaient partie de cette canaille, et vous ne songez pas que vous en feriez partie, vous-mêmes, mais sans gloire, si vos pères avaient été aussi égoïstes que vous ... " . ( Extrait d'un texte adressé au journal Châtiment, qui paraissait durant la Commune, par " un jeune Républicain de vingt ans dont le père est mort en exil " ... en réponse aux tirades des journaux Versaillais, de Monsieur Thiers, contre " la populace, la vile multitude, la crapule, la canaille " ) .

Ce texte fut cité dans le Journal Officiel du 25 mars 1871, dans les premiers jours de la Commune . ( Réf . Le Dictionnaire de la Commune de Bernard Noël, 2001, Ed. Le grand livre du mois ) .

Ce texte est ma référence , à moi, comme dirait le chanteur . Depuis que " je suis tombé dessus ", il hante mes réflexions politiques, quel que soit le domaine auquel je m'attache .

Quand je lis les interventions de grands intellectuels aux " Utopiales Maçonniques ", qui se sont tenues au siège du Grand Orient de France, les 11 et 12 avril 2015, c'est à cette " canaille " que je pense . Une canaille d'utopistes auxquels le mot de Mark Twain peut s'appliquer : " Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait " .

A l'heure où l'idéologie libérale veut tuer dans l'œuf toute velléité d'utopie, en faire un tabou, c'est de cette canaille dont nous avons besoin, seule force capable de renverser les idoles .

Lors de ce Séminaire, les philosophes Blandine Kriegel et Catherine Kintzler, la psychanalyste Julia Kristeva, le linguiste Jean-Claude Milner ont ouvert des voies à la recherche d'un " renouement " de la France avec le cours le plus intérieur de la tradition républicaine .

C'est le message du jeune Républicain de 1871 . Et cela consiste d'abord en " congédier la référence argent, l'argent qui sert de tremplin à l'argent, l'argent qui s'enroule autour de l'argent ", proclame J.F. Kahn .

Ce sur quoi la philosophe Dominique Méda ( auteur de Travailler au XXIe siècle ) renchérit : " Retrouver le sens de la dignité du travail et l'importance d'accorder de l'attention aux conditions de travail ... Ce qui importe c'est de rouvrir les imaginaires et de nous dégager de l'obsession des 3% " .

L'évasion proposée par Dominique Méda, la philosophe Cynthia Fleury, chercheur au Muséum d'Histoire Naturelle, en donne un exemple concret : le combat pour soustraire à la privatisation, les biens communs nécessaires à la survie de l'Humanité, comme l'eau et l'air .

Le linguiste Jean-Claude Milner interpelle le cœur du réacteur : l'école et le sort qu'on lui destine . Il convoque d'abord les mânes du grand Jaurès : " La Laïcité, mes amis, c'est la fin des réprouvés " . Les réprouvés, mes amis, et non la canaille de M. Thiers, ce sont ceux qui en 1789, en 1830, en 1848 ont fait des gens du peuple " des rois ", aimait à répéter le grand tribun .

Milner, reprenant les idées de son ouvrage, De l'école, de 1984, fustige les propositions irresponsables du Conseil Supérieur des Programmes : " Ce sont les savoirs et les savoirs seulement qui sont de nature à neutraliser la différence entre forts et faibles ... Faire entrer l'école publique dans le modèle républicain suppose de la traiter comme une institution, et pas seulement comme une réponse sociale où les éduqués et leur famille occupent la place centrale ... au détriment de l'intérêt général " .

Blandine Kriegel, théoricienne de l'Etat de droit, plonge le couteau dans la plaie : " Nous ne savons plus ce qu'est la République car nous connaissons mal son histoire ... Et pourtant, nous devons inventer un projet républicain, pour demain " . En prenant bien soin de noter que la République diffère de la Nation, mais aussi de la Démocratie et du Socialisme .

Que d'utopies dans ce débat ! Mais qui pourrait prétendre que ces combats ne sont pas nécessaires ? Le jeune Républicain de 1871 aurait pu dire avec le philosophe Henri Lefebvre : " Ceux qui pensent arrêter leur regard sur l'horizon et se bornent à regarder ce qu'on voit, ceux qui revendiquent le pragmatisme et tentent de faire seulement avec ce qu'on a, n'ont aucune chance de changer le monde ... " .

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 14:57
amitiesburkinafaso .

amitiesburkinafaso .

" Les modèles climatiques prévoient, pour le Sahel, une augmentation de la fréquence des évènements extrêmes, un allongement de la saison sèche, des précipitations plus concentrées et torrentielles ... Cela aura un impact très négatif sur la productivité des sols " . ( Edwige Botoni, expert en gestion des ressources naturelles, au Cills - Comité permanent inter-états de lutte contre la sécheresse dans le Sahel ) .

Ce samedi 2 mai, ils étaient encore 4 000 migrants à être sauvés en Méditerranée, dimanche 2000, près des côtes libyennes, en l'espace de deux jours .

" Les champs d'Ali Ouédraogo, dans la bourgade de Gourcy, à 150 kms au nord de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, en plein Sahel, ne ressemblent pas à ceux de ses voisins . Ici, l'habitude est de déboiser, de planter et de récolter, jusqu'à épuisement des sols, puis de recommencer un peu plus loin . Les paysans laissent alors derrière eux un zipellé : une terre stérile, aussi nue que du carrelage . Plus la population augmente, plus le besoin en terre est grand et plus les sols s'épuisent .

En 1983, la situation est catastrophique au Burkina Faso . Les pluies trop rares, les récoltes mauvaises, contraignent beaucoup de paysans à fuir la région . Ali Ouédrago, un temps tenté par l'exil, choisit de rester et d'aménager, avec l'aide d'ONG, les terres dégradées de l'époque .

Pour cela, pas besoin de machines agricoles, d'engrais chimiques ou de semences miraculeuses . Les paysans ne pourraient pas se les payer . Pas de barrage, non plus, le relief ne s'y prête pas . Il faut des pierres, des pioches ( pour remplacer la houe en bois ), des pelles, un niveau pour calculer le sens de l'écoulement de l'eau, et beaucoup de main-d'œuvre . Un seul objectif : empêcher l'érosion et retenir un maximum d'eau dans le sol ...

... C'est très simple, il s'agit de reprendre des techniques paysannes traditionnelles, améliorées par quelques techniciens agricoles ...

Dans les champs, des alignements de pierres, baptisées cordons pierreux, sont aménagés le long des courbes de niveau, dessinant de petites terrasses . Des arbres y sont plantés . Des retenues en forme de demi-lune piègent l'eau dans des micro-cuvettes . " Les zaï, des trous profonds de 20 cm où des graines sont plantées dans du fumier, permettent une infiltration de l'eau en profondeur .

Tous ces aménagements freinent le ruissellement de l'eau . Peu à peu la terre se régénère, . Et les arbres qui repoussent sur les parcelles fournissent du bois de chauffe qui ne sera plus prélevé dans le Sahel ... " .

" Avec ces techniques, on peut faire reverdir le Sahel, on stoppe la désertification, on augmente la fertilité des terres, donc les rendements des céréales et du fourrage pour le bétail, on récupère de la biodiversité, et il suffit de quatre ou cinq ans pour obtenir de bons résultats ", explique Souleymane Ouédraogo, chercheur à l'Institut de l'environnement et des recherches agricoles, Inrea ) .

Aussi, Ali Ouédraogo, a-t-il pu construire, au milieu de la cour de sa ferme, trois grands silos de shorgo, qu'il remplit à ras bord, après chaque récolte . Il a là de quoi nourrir sa famille jusqu'à la prochaine : quarante personnes, dont une ribambelle d'enfants qui n'auront pas à avoir recours à " la babenda ", un plat de disette au goût d'épinards fades, fait d'une poignée de céréales et de brassées de feuilles .

Mais pourquoi tout le Sahel n'est-il pas converti, alors que ces techniques apparaissent assez peu coûteuses ? ( Seulement 300 000 ha ont ainsi été aménagés, en vingt ans, au Burkina Faso, 9% du territoire agricole ) .

C'est que ces techniques demandent quand même un petit investissement initial ( 130 € par ha ) : il faut louer un camion pour le transport des pierres, payer l'essence, acheter un minimum de matériel, payer de la main-d'œuvre pendant les travaux d'aménagement des terrasses . Il faut prévoir aussi un minimum de formation des paysans . Tout cela reste hors de portée des petits paysans et de surcroît, les banques ne leur prêtent pas et le budget de l'Etat pour l'aide à l'agriculture ne dépasse pas 5% de son budget global .

Où l'on retrouve l'immoralité des banques et la fantomatique aide au développement accordée par les pays européens à l'Afrique !

NB : réf . site amitiesburkinafaso, billet du 12/10/2008 repris dans Le Monde/fr - Gaëlle Dupont .

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 14:38
Alain .

Alain .

" C'est presque tout, que de savoir lire ", ( Alain ) .

Dans toute réforme, on trouve toujours deux volets . Le volet technique et l'arrière fond idéologique ou moral . En ce qui concerne celle qui nous préoccupe, la réforme des programmes de l'école primaire et des collèges et par voie de conséquence des horaires, des méthodes, de la place accordée à chaque discipline, nous en avons vu, hier, le volet technique, " la ratatouille " des horaires, des services des enseignants, des découpages hebdomadaires . Un premier abaissement, nous dirons, économique .

Le deuxième abaissement est moral .

Ce projet de réforme a au moins un mérite, le mérite de la clarté . " Pourquoi prive-t-on les collégiens de l'enseignement des Lumières, précisément au moment où triomphent la barbarie et l'obscurantisme " ? Excellente question du linguiste Alain Bentolila . En effet, Voltaire, J.J. Rousseau, Diderot, d'Alembert, donc " l'Encyclopédie ", donc la Tolérance, la Justice, les Libertés, les inacceptables privilèges ne seront plus enseignés à nos enfants . La connaissance de ces grands auteurs devient facultative, laissée à l'appréciation des professeurs, qui sont abandonnés, ainsi, seuls, face à toutes les pressions fanatiques . Une infamie !

Le latin disparaît à son tour . On coupe le lien avec notre langue . " On retire la mère à la fille ", dénonce Régis Debray . Il ne s'agit pas de défendre la position intenable du " latin pour tous ", en vigueur dans l'après guerre, mais de dire que la disparition totale des langues anciennes de notre éducation, est une mesure de " déculturation " , de " désidentification ", d'abandon de la langue à une pseudo - modernité mercantile .

L'enseignement de l'Allemand est sacrifié . La suppression des " classes bilingues ", jugées par Mme la Ministre trop élitistes, 275 000 élèves concernés, tout de même - au-delà du message d'éloignement de l'idée de l'Europe, envoyé aux bons élèves - confirme la direction prise par ce déni culturel et politique, en faveur d'un " anglais de comptable " , d'un utilitarisme des plus vulgaires .

Venons-en à la question qui me tient à cœur, entre toutes : le sort de l'enseignement de l'histoire . Si je devais me convaincre que le parti Socialiste se veut l'acteur de la marginalisation " définitive " de l'enseignement de l'histoire, c'est " définitivement " que je le rangerais, pour ma part, dans les armoires de la plus haïssable réaction .

Si l'on examine attentivement les programmes du cycle 4 au collège, on ne peut que s'étonner de la place faite à l'Islam par rapport au Christianisme et au Rationalisme des Lumières .

Réduire l'influence du Christianisme, en Europe et en France , au seul thème " de la société rurale encadrée par l'Eglise ", est une manipulation historique . Ne pas faire de la philosophie des Lumières un axe majeur de notre enseignement est " un attentat contre notre identité " .

Le renoncement à la chronologie, encore une fois définitivement acté, aux savoirs constitués, en faveur de regroupements par thèmes, où les professeurs iront piocher au gré des intérêts manifestés par les élèves, d'un émiettement des programmes, est catastrophique . La chronologie permet de classer et donc de mettre en mémoire les faits historiques dans leur progression . Si les élèves les découvrent de façon aléatoire, sans organisation, ils ne les fixeront pas . Le respect de la chronologie n'est pas en contradiction avec la contextualisation d'évènements ou de personnages . Elle éclairera d'autant mieux des questions actuelles qu'elles auront été étudiées à leur juste place .

On ne peut comprendre que sur la base de ce qu'on a appris précédemment . C'est pourquoi, on ne peut pas remettre en question les disciplines, car ce sont elles qui réorganisent le savoir de manière séquentielle : ce sont elles qui permettent, à chaque professeur, et ce sont elles seules, de poser la question fondamentale dans toute pédagogie véritable : " Par quoi on commence " ?

C'est le principe de l'ordre énoncé par Descartes, au XVIe siècle, puis repris par Condorcet .

Le rôle essentiel du professeur est de reconstituer un savoir dans un ordre intelligible . La possibilité de multiplier les impasses, inscrite dans la réforme, contredit complètement cet apprentissage séquentiel .

Comment comprendre la révolution française sans connaître les philosophes des Lumières et les guerres de Religion ?

Partir de " l'intérêt des élèves " est aberrant .

Puisque " les intérêts " surviennent dans la conversation, parlons-en ! Il y a bien des intérêts qui vont sortir vainqueurs de cette " carabistouille " . Les intérêts des agences de tourisme, des entreprises hôtelières et des stations de ski . Car, détacher du projet de réforme, le nouveau calendrier scolaire des trois années à venir, annoncé il y a deux semaines par la Ministre, n'aurait pas de sens .

On y découvre des changements incongrus qui ne plairont qu'aux professionnels du tourisme et aux 8% de français qui vont au ski . C'est simple, tout a été fait pour concentrer les vacances sur la période d'hiver . Congés de février avancés, congés de printemps avancés aussi, et tant pis, s'il restera, après, aux élèves, à enchaîner onze semaines pour atteindre les vacances d'été : entre le 18 avril et le 5 juillet .

Que voulez-vous : après le 18 avril, il fait trop chaud et la neige fond !

Si F. Hollande laisse passer ce projet de réforme, " le collège sera devenu un grand cimetière pour enfants fragiles ", s'indigne Alain Bentolia .

NB : d'après le dossier du magazine Marianne ( No 941 ), " Le massacre des Innocents " et l'éditorial de Jacques Julliard .

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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 14:51
lusile17.centerblogs.com

lusile17.centerblogs.com

" Quand une société ne peut pas enseigner, c'est qu'elle ne peut pas s'enseigner, c'est qu'elle a honte, c'est qu'elle a peur de s'enseigner elle-même ... Une société qui ne s'enseigne pas est une société qui ne s'aime pas ; et c'est précisément le cas de la société moderne " . ( Charles Péguy, " Pour la rentrée ", Les cahiers de la quinzaine, 11 octobre 1904 ) .

A cent dix ans de distance, Charles Péguy décrit avec la plus grande minutie l'avenir de l'école républicaine : une société qui ne s'aime pas abandonne son école à tous les vents mauvais .

C'est à la bonne élève de la classe du " gouvernement ", en apparence très lisse, et pourtant déterminée dans l'obéissance au maître, Najat Vallaud-Belkacem, que F. Hollande a confié la tâche d'échouer le navire " école " sur les plages du néolibéralisme .

Les propositions du Conseil Supérieur des Programmes présentées cette semaine sont la traduction de cet échouage que l'on peut résumer ainsi : " Adieu au collège unique, vive le collège moyen, où des élèves moyens vont apprendre des choses moyennes ", dit le chroniqueur du magazine Marianne, Laurent Nuñez .

Les " apparatchiks " inamovibles de la Rue de Grenelle, ceux qui désignent une piscine, par la poétique circonvolution : " milieu aquatique profond standardisé " ; l'apprentissage de l'écriture par : " maîtriser le geste graphomoteur qui permet d'automatiser progressivement le tracé des lettres " ; et la dictée par : " exercice de vigilance orthographique soutenu par l'enseignant " ; les apparatchiks ont définitivement gagné la bataille .

Le premier geste concerne la primarisation du collège . Après la maternelle, école primaire et collège sont associés en quatre cycles qui enjambent allègrement la si " terrifiante " entrée en 6e .

Le cycle 2 comprend le CP, le CE1, le CE2 ; le cycle 3 regroupera le CM1, le CM2 et la 6e ; le cycle 4, la 5e, la 4e et la 3e .

Au sein de chacun des cycles, les redoublements sont interdits ; ils coûtent trop cher ( 2 Mds € en postes d'enseignants ) ; il faut y substituer " les attendus " . Ce sont les " objectifs de compétence " à atteindre, assignés à chaque cycle, comme aujourd'hui, mais qui ne sont plus exigés, ils sont seulement " attendus " : et tant pis si les élèves en difficulté achèvent de se noyer dans l'échec, n'ayant jamais eu le temps d'apprendre à lire .

Le deuxième geste castrateur est à chercher dans le retour en fanfare du concept d'interdisciplinarité, où l'on apprend que " plus d'heures signifie en fait moins d'heure " ( Laurent NUñez ) .

C'est une révolution : les " EPI " , ( Enseignements pratiques interdisciplinaires ), où les élèves n'ont pas cours mais " bricolent " . J'assume le mot . Ils devront, eux-mêmes, balisés par deux ou trois professeurs, présenter des exposés, réaliser des maquettes, mener des enquêtes, etc ... En terme de révolution, nous sommes loin du compte . Tout ces dispositifs existent déjà et " vivotent ", quand ils ne sont pas purement et simplement abandonnés par les professeurs tant leur inanité est évidente : les TPE au Lycée, les PPCP en Lycée professionnel, les IDD au collège ... Exercices totalement discrédités par l'existence d'internet et la pratique du " copier-coller " .

Et tout cela pour voler des heures de cours aux Mathématiques, au Français et à l'Histoire : 2 H de cours en moins en 6e ( 2 H de soutien en Maths et en Français, accordées en groupe réduit, aux élèves en difficulté ) ; 1h en 5e ; 4 h 30 en 4e ; 6 h 30 en 3e .

Cette interdisciplinarité s'accompagne d'un deuxième volet, insidieux : la polyvalence des Professeurs . Il fallait en finir avec l'enseignement disciplinaire," Le rêve caché du ministère depuis vingt ans ", rabaisser les diplômes et demain réduire le temps de formation des enseignants . Dès la rentrée 2016, pour les classes de 6e, l'horaire des professeurs de physique, de biologie et de technologie sera globalisé, l'un pouvant se substituer à l'un des deux autres à tout moment : absence, formation continue, réunions, élaboration de sujets d'examen ... Le remplacement à la chaîne, même si la technologie n'a que peu de points communs avec la biologie ou la physique . Mais les parents seront contents et les rectorats plus tranquilles .

C'est égal, les élèves auront un adulte devant eux, même pour faire seulement acte de présence .

L'espace imparti à ce billet ne me permet pas d'aller plus loin . Je poursuivrai donc demain, à propos de la Littérature, du Latin, des Classes européennes et de l'Histoire .

Repose en paix, cher Condorcet : Najat Vallaud-Belkacem veille sur ton héritage . " Il faut enseigner ce qui permet de ne point dépendre " .

NB : d'après le dossier de Marianne No 941 ( Le massacre des Innocents ) .

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 15:10
Soupe populaire .

Soupe populaire .

" Il faut comprendre que le pessimisme ou l'optimisme n'ont rien à voir avec la réalité . Ils sont fonction de la représentation que l'on se fait du réel " . ( Boris Cyrulnik, neuropsychiatre ) .

L'optimisme indestructible dont fait preuve F. Hollande à l'endroit de la reprise de la croissance, du redémarrage de l'économie et de l'inversion de la courbe du chômage, ne laisse pas d'interpeller les observateurs de la vie politique, depuis trois ans .

Il y a deux jours, le gouvernement annonçait une hausse de 15 400 demandeurs d'emplois, pour le mois de mars, que la barre des trois millions et demi de chômeurs, ( catégorie A seulement ) était franchie, que le chômage des jeunes et celui de longue durée progressaient sensiblement .

F. Hollande a trouvé " le chiffre trop élevé " mais précise qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter, car, comme le dira son ministre du travail, F. Rebsamen : " C'est la plus faible augmentation depuis 2011, j'y vois un signe d'encouragement " .

L'une des réponses à cet optimisme béat peut se trouver dans le rapport de mardi dernier publié par l'agence " France Stratégie " ( l'ancien Commissariat au Plan ) qui reprend une antienne des années 2000 " le baby-boom " .

Ce rapport explique qu'entre 2012 et 2022 le nombre de demandeurs d'emplois va mécaniquement baisser et ce pour une raison simple : les départs massifs à la retraite des " baby-boomers " des années 1950, années ayant connu les pics de naissances les plus élevés de l'après guerre .

Ces " baby-boomers " vont libérer des places pour les jeunes et doper l'emploi . Pauvre N. Sarkozy, nous l'avons renvoyé trop tôt , justement en 2012 .

Cela dit, 2022 n'est pas 2017, et bien que la croissance " frémisse " depuis un certain temps, grâce en grande partie à cause du pétrole bas, un euro moins cher et de bas taux d'intérêts, on en est toujours au stade des " frémissements " , et les effets du " papy-boom " pourraient ne pas être à l'heure au rendez-vous de 2017 .

Pauvre F. Hollande, allons-nous aussi le renvoyer trop tôt ?

Car, voyez-vous, l'absence d'investissements des ménages par manque de pouvoir d'achat, des entreprises par manque de débouchés, des collectivités locales étranglées par les coupes sombres de l'Etat dans ses dotations, de l'Etat à cause des déficits publics, risque fort de troubler la mécanique, pas si bien huilée que cela, du " papy-boom " .

D'ailleurs, Mme Lagarde, directrice générale du FMI, s'en émeut . Aussi, le 10 avril dernier, devant un parterre de distingués économistes et lobbystes, a-t-elle repris , avec la même foi qu'un télévangéliste, son credo sur : " La nécessité des réformes structurelles - et en particulier celles du - marché du travail " . La flexibilité accrue de l'emploi engendrera certes des pleurs et des grincements de dents, admet-elle, " mais à long terme, tout le monde y gagnera " .

Comprenons bien : mener à bien des réformes structurelles signifie démanteler le droit du travail, multiplier le temps partiel imposé et le travail précaire, les petits jobs à 2 €50de l'heure ( Allemagne ), les contrats de travail à 0 heure ( Royaume-Uni ), décourager les gens de rester inscrits dans les agences de recherche d'emplois ( Etats-Unis ) .

Pour la France, le principe a été énoncé hier soir, sur le plateau de la chaîne d'info en continu, Itélé, lors d'un débat entre économistes . L'économiste Nicolas Boudou, n'y est pas allé par quatre chemins : " Il faut ramener le code du travail à 150 pages, au lieu des 3500 actuelles " . Le code du travail ne doit énoncer que quelques principes fondamentaux protégeant le travailleur . Tout le reste ne peut relever que des négociations dans les entreprises .

Ce même jeune homme ajoutant que les travailleurs en CDI étaient trop protégés et qu'après tout, " on pouvait être plus heureux en CDD qu'en CDI " .

Mme Lagarde ( M. Boudou non plus ) ne connaissait donc pas le rapport semestriel rédigé par huit de ses collaborateurs, huit experts du FMI donc, ( Perspectives de l'économie mondiale ), publié quelques jours plus tard, et dont le chapitre III est une perle .

" A court terme ( moins de trois ans ), on constate que les mesures portant sur la flexibilisation et les changements des règles du marché du travail aboutissent à faire baisser la croissance potentielle ", explique le rapport, et qu'ensuite, cette conséquence néfaste s'estompe, et qu'à moyen terme, ( cinq ans ), les changements ne donnent plus aucun effet .

La patronne a été taclée et bien taclée !

Ces mêmes experts préconisent plutôt - on croit rêver - : " Il serait plus justifié d'investir davantage dans les infrastructures pour doper la demande à court terme, et ainsi attirer l'investissement privé " . L'absolu contraire de ce qui se fait en Europe depuis la crise de 2008 .

F. Hollande reste optimiste ! C'est qu'il a en préparation " une arme de destruction massive " ( très politicienne ),qui tourne actuellement sur les ordinateurs de Bercy ( Canard Enchaîné du 22 avril ) .

Il s'agit du rétablissement de " l'Allocation équivalent retraite " ( AER ), créée par une loi, en 2002, du gouvernement Raffarin . Les demandeurs d'emploi entre 58 et 60 ans, ayant cotisé et validé les 160 trimestres légaux pour toucher une retraite à taux plein, pouvaient bénéficier d'une allocation complémentaire qui s'ajoutait à leurs indemnités de chômage afin d'atteindre le niveau de la retraite à laquelle ils pouvaient prétendre : le bénéfice de l'AER vous permettait de ne plus avoir l'obligation de rechercher un emploi, ce qui permettait à l'ANPE de vous radier, et de ne plus apparaître en tant que demandeur d'emploi .

Cette mesure, après la réforme des retraites engagée en 2010 et repoussant l'âge de départ à 62 ans, avait été supprimée par N. Sarkozy, parce qu'elle devenait trop coûteuse .

Si cette mesure était rétablie en 2016, adaptée à la période, elle pourrait permettre, avec son volet de dispense de recherche d'emploi, de sortir entre 150 000 et 170 000 chômeurs des listes de Pôle Emploi, d'un coup .

Du grand art ! Surtout que cette allocation était finalement restée assez confidentielle durant les années 2000, les conseillers de Pôle Emploi, ne faisaient pas une promotion effrénée du dispositif .

Le " bon coup " serait tout " bénef " pour F. Hollande .

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 14:30
Amitiésburkinafaso.centerblog.net

Amitiésburkinafaso.centerblog.net

" Les plaies ouvertes ne vont pas se cicatriser et le flot des populations désespérées qui, en quête de pain et de paix, se déverse sur nos côtes n'est pas près de se tarir . Et ce n'est qu'un début ... " ( Gabriel Matzneff, écrivain, journaliste ) .

G. Matzneff relate dans un article du " Point ", du 22/04/2015, le sermon que l'Abbé Pierre avait prononcé, au mois de mai 1970, en l'église Saint-Louis des Français à Beyrouth, à l'occasion de la Conférence mondiale des chrétiens pour la Palestine, organisée par le Patriarcat d'Antioche et le magazine " Témoignage Chrétien " .

" L'abbé Pierre y prédisait qu'un jour, plus proche que nous ne l'imaginions, les pauvres débarqueraient en masse dans les pays riches, que la Méditerranée qui séparait les Occidentaux, épris de modernité, des va-nu-pieds de l'Orient et de l'Afrique sous-développés, n'était pas plus infranchissable que ne l'avait été la Mer Rouge, pour les Hébreux ; que si nous n'étions pas plus attentifs à promouvoir la juste répartition des biens de ce monde, nous serions submergés par des vagues migratoires d'une ampleur dont nous n'avions pas la moindre idée " . Epouvantable prophétie !

Le 5 décembre 1993 j'écoutais, un dimanche, à midi, sur France2, l'émission politique du journaliste François- Henri de Virieu " L'heure de Vérité " - des émissions de cette qualité n'existent plus aujourd'hui - et j'entendis l'abbé Pierre y renouveler son avertissement ( vingt ans après Beyrouth ) : " On a un peu oublié les circonstances dans lesquelles on a utilisé les travailleurs immigrés que l'on refoule maintenant . Les disparités nord-sud n'ont cessé de grandir, c'est une nécessité pour les pays riches d'accueillir et d'aider les autres et surtout ceux dont la vie est menacée ... " .

J'ajouterai qu'on a également oublié les vagues de millions d'Européens, qui dans les premières décennies du XXe siècle, fuirent notre continent en pleine crise économique ( Italiens, Irlandais, Suédois, Galiciens, Portugais ) pour aller s'installer, qui en Amérique du Nord, qui au Brésil, en Argentine, aux Caraïbes .

Aujourd'hui nous y sommes, la prophétie se réalise : exode massif de masses meurtries, affamées, menacées . L'innommable menteur George W. Bush et ses Quakers, l'insignifiant Tony Blair, tout comme les irresponsables Nicolas Sarkozy et David Cameron, ayant précipité le mouvement, grâce à leurs interventions en Irak, ou en Libye .

En Italie, tout le monde a conscience de l'ampleur du désastre - les Italiens étaient opposés à l'intervention en Libye - et pour cause : ce n'est pas le cas à Paris et Berlin .

Reprenons les avertissements lancés par l'économiste égyptien Samir Amin, évoqué hier .

" La moitié de la population mondiale est menacée d'extinction en quelques décennies ", annonçait-il, à Stockholm, au début de l'année 2006, juste avant le " Forum mondial social " de Bamako .

La moitié de la population mondiale, trois milliards de personnes, vivent de l'agriculture . Une dizaine de millions travaillent dans une agriculture mécanisée, intensive, et cela dans les économies capitalistes de l'Amérique du Nord, l'Europe, l'Australie et une partie de l'Amérique latine . La productivité dans les exploitations agricoles les plus efficientes est 2000 fois supérieure à celle de l'écrasante majorité des paysans .

Le projet de l'Organisation mondiale du commerce ( OMC ) de 2001, en soumettant l'agriculture à la libre-concurrence, a ouvert la possibilité pour les sociétés transnationales, dans toute la zone couverte par l'OMC, d'acheter des centaines de milliers d'ha de terres et de rationaliser la production d'aliments sur la base des techniques les plus efficaces .

Le discours idéologique d'accompagnement d'un projet fabriqué " aux petits oignons " pour les " mastodontes " de l'agro-alimentaire ( Walt-Sart, 2 millions de salariés à travers le monde, 1er employeur privé mondial ), Cargill ( 1er céréalier mondial, 158 000 salariés dans 66 pays, 85 Mds de £ de chiffre d'affaires ), Associated British Foods, Unilever, Général Mills, Coca-Cola, Nestlé, Danone, Kellogs, Mars ... ), est des plus vertueux : il s'agit d'assurer tous les besoins en aliments du monde, par l'addition de quelque vingt millions de travailleurs agricoles, suréquipés, aux dix millions existants, dont la productivité fait se pâmer les dirigeants des sociétés transnationales : 2000 fois supérieure au paysan ordinaire .

Ce processus de rationalisation prendra quelques décennies mais rendra trois milliards d'individus ( les paysans du Sud ) inutiles et surnuméraires . Et où iront-ils ? Vers les pays où il y a à manger . Car, parler de l'Europe comme d'une région riche, dans quelques décennies, après les " mesures structurelles " que l'UE met en œuvre aujourd'hui, me paraît relever de la plus grande naïveté .

Cette révolution ne fait pas partie des " mesures structurelles " telles que les entendent les pays occidentaux . Chez nous, il s'agit de poursuivre l'affaiblissement des classes laborieuses, par le chômage de masse durable, la baisse des salaires et le démantèlement des protections sociales . Dans les pays du Sud, c'est vers une éradication de certaines populations que l'on tend . Et des millions de ces condamnés se déverseront sur nos côtes avant de mourir .

Nous commémorions le centenaire du " Génocide arménien " il y a trois jours . Je crains que le XXIe siècle ne voie se multiplier, à très grande échelle, d'autres " génocides " .

Car toutes les innovations technologiques dont on nous rebat les oreilles, au quotidien, ici, en Occident, ne sont pas faites pour les plus pauvres .

" Le mal est fait . Pourra-t-il rester longtemps sans remède " ?

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