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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 14:12

" Les marionnettes n'amusent que les enfants et les gens d'esprit " .  ( George Sand ) .

 ( Illustration : latabledecesar.fr ) .

 (1) .Sur une idée du journaliste Claude Weill ,du Nouvel Observateur, entendue dans l'émission " C'est dans l'air ", France5 .

 

 

Tatayet.jpg

 

   Tatayet est cette marionnette impertinente et provocatrice, animée par le ventriloque belge Michel Dejeneffe, et qui a agrémenté, bien souvent,  nos soirées télévisées , depuis 1975 .

   Et en ce moment, je ne peux m'empêcher de penser à " Tatayet " quand je vois l'agitation, l'énervement, l'hystérie " des Amis de Nicolas Sarkozy ", tant d'efforts déployés pour que le " grand homme " ne disparaisse pas de nos écrans, pour que l' oeuvre monumentale réalisée par le " grand homme " continue de rayonner dans toutes les chaumières du royaume de France, pour que le peuple, se sente tout à coup, honteux du deuxième régicide dont il s'est rendu coupable, le 6 mai 2012, en renvoyant dans les ténébres, un génie de l'histoire de France, à la fois Charlemagne, Saint-Louis, Louis XIV et Napoléon .


   Ne nous y trompons pas :  N. Sarkozy, ce n'est pas Tatayet ! N. Sarkozy c'est Michel  Dejeneffe, le ventriloque, mais en plus fort : il a cloné plusieurs  " Tatayet ", chargés de parler à sa place, plus précisément de dire ce que lui voudrait dire, mais ne peut pas dire, car c'est encore trop tôt pour être dit  - peut-être le moment sera-t-il venu, aprés les élections municipales du printemps 2014 - et puis, dites, il y a les 12 000 euros mensuels du Conseil Constitutionnel, qui lui interdisent de se mêler de la politique intérieure . Il ne va pas se priver de cet argent de poche, bêtement .

   Qu'à cela ne tienne, il a ses " Tatayet " :  Morano, Hortefeux, Estrosi, Copé, Guéant, Guaino, Minc, Balkany, Séguéla ... Rien que des flèches ! Et ils donnent de la voix !

   Ils étaient venus, ils étaient tous là - enfin presque - comme le chantait Charles Aznavour dans les années 1960, mais c'était pour la mamma, à la Maison de la Chimie, ce 20 février 2013, des centaines, plus tout à fait jeunes, à vrai dire, nostalgiques et surtout pleins de haine pour la populace qui préféra Hollande à leur dieu olympien . 

   On put y entendre évoqués les " hauts faits d'armes " de la Présidence Française de l'Union Eurpéenne, au cours du deuxième semestre de l'année 2008 . Nicolas arrêtant, en Août 2008,  de ses petits bras les chars russes qui filaient à toute allure sur Tbilissi, la capitale de la Géorgie ; sauf que l'offensive russe était déjà terminée .

   Nicolas sauvant la planète - oui monsieur, la planète - d'une crise fiancière sans précédent , en octobre de la même année ; sauf que, dans la crise, nous y sommes toujours, et que les exploits de Nicolas ont coûté au pays 600 mds d'euros supplémentaires de dette .

   Et Nicolas, dans le désert de Libye, sentant bon le sable chaud, pourfendant un ami de la veille, déstabilisant pour des décennies tout un pays, et laissant aux mains des islamistes, des arsenaux d'armes vertigineux , allumant , dans le Sahel, un incendie, dont nous allons entendre parler, trés longtemps encore .

  •  Parmi les plus belles envolées, entendues, ce 20 février 2013, relevons celle de J. F. Copé :
  •  " Depuis le début de l'année 2013, nous avons retrouvé le chemin de la sagesse, la volonté de travailler ensemble, avec une seule idée : servir les intérêts de la France , sur la base des idées que nous avons bâties avec N. Sarkozy ."
  •    Ou encore, celle d'Ingrid Bettencourt : " N. Sarkozy a porté les idéaux de Liberté, Egalité, Fraternité au-delà des frontières . Il a globalisé que nous nous faisons du Bien . Il a eu le cran d'apporter du spirituel dans la politique . "

 

   Lâchons-nous , pourquoi se gêner ?  Notre héros, était aussi un grand philosophe et un moraliste , et qui sait, pourquoi pas, un grand théologien !  Enfin, c'est d'un tel ridicule, que la grande presse, toujours prompte à emboucher les trompettes de la renommée, n'a pas osé se faire l'écho de pareilles imbécillités .

 

   Ces sketchs , que je ne nommerai pas " tatayétiens ", car la marionnette " tatayet " ne mérite pas pareille ignominie, m'ont aussitôt  fait penser à la propagande bonapartiste, de l'époque du Consulat, quand Bonaparte installe sa réputation de général invincible, dans le paysage politique , encore mais pour peu de temps, révolutionnaire .

 

   Et cela commence  par la victoire du Pont d'Arcole, prés de Vérone, en 1796, où, Bonaparte, face à une citadelle autrichienne puissamment armée,  loin de traverser le pont en brandissant un drapeau tricolore , est précipité dans les eaux boueuses de la rivière Alpone, ce qui lui sauvera la vie, car les autrichiens empruntant le pont, ne le verront pas .

   Mais le peintre Antoine Jean Gros saura, avec l'aide de Joséphine de Beauharnais, peindre, autre chose, cette image d'Epinal, que nous avons tous vus, dans nos vieux livres d'histoire .

   Et cela continuera, cette fois, avec le peintre Jacques Louis David, qui ne nous présentera pas, un Bonaparte franchissant, inquiet, le col du Saint-Gothard, dans les Alpes, pour la deuxième campagne d'Italie de mai 1800, sur le dos d'une mule ,  car la piste est étroite,  mais un fringant général sur un cheval nerveux , défiant la montagne et déjà le monde . Bonaparte commandera à David plusieurs copies de l'évènement, pour être présentées dans toutes les Cours d'Europe .

   La légende se poursuivra, avec la semi-victoire du village piémontais de Marengo , en Juin 1800, dont Bonaparte réécrira trois fois le scénario, afin qu'il consacre définitivement, son autorité de Premier Consul .

   Ces anecdotes ont fait dire aux historiens que Bonaparte avait inventé les bases de la propagande politique .

 

   Je me sens pousser des ailes, et  j'ai presque envie de conseiler une démarche politique singulière à notre " petit timonier " . Sans avoir à partir de l'île d'Elbe, il pourrait commencer sa marche vers la reconquête de Paris, depuis la maison de sa femme au Cap Nègre, emprunter la Route Napoléon, à travers les Alpes, pour marcher à la rencontre de son Maréchal Ney, à lui, qui pourrait le conduire triomphant jusqu'à la capitale, où l'attendra un peuple en liesse .

   Certes, il lui reste une tâche qui n'est pas mince : trouver son Maréchal Ney !

 


 

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Published by regain2012 - dans Société
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