Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 15:21
Pour la politique politicienne, le renouveau attendra !

" Twitter : @EPhilippePM , Dès le 1er janvier 2018, nous supprimerons les cotisations salariales sur l'assurance maladie et l'assurance chômage # ModèleSocial , 6 juin 2017 " .

Le premier volet de la refonte du système fiscal français consiste dans un basculement des cotisations salariales des assurances maladie et chômage vers la Contribution Sociale Généralsée ( CSG ), en un mot, vers l'impôt .

La CSG est un impôt prélevé directement sur notre salaire . Mise en place en 1991 par Michel Rocard, elle était prévue pour être temporaire et comportait un taux de 1,1% sur notre salaire . Cet impôt est resté et a même augmenté pour passer, en 1997, sous Lionel ,Jospin, au taux de 7,5% . Pour compenser la perte de rentrées que devra assumer la Sécurité Sociale, engendrée par la suppression des cotisations salariales, E. Macron va encore augmenter la CSG de 1,7 points, mais - et ce détail est à retenir - au 1er janvier 2019 . C'est ainsi que nous retrouvons la politique politicienne . Le but de la suppression des cotisations salariales est de faire croire aux salariés qu'on leur redonne du pouvoir d'achat, mais il faut que cela se voie sur la feuille de paie, dès la fin du mois de janvier . Or si, simultanément, on augmente la CSG, le gain ne se verra pratiquement pas : il faut donc décaler l'augmentation de la CSG pour que le gain de popularité qu'attend E. Macron de sa première mesure ne soit pas altéré, alors que concomitamment sera mise en oeuvre la réforme du code du travail, elle parfaitement impopulaire  . Tactique purement politicienne . 

Un exemple : une personne payée au SMIC verra, au final, son salaire net passer de 1153 € par mois à seulement 1174 €, une augmentation de 21 € . 

Les salariés doivent clairement voir que le bénéfice de la suppression de la cotisation salariale sera très vite rogné, l'année d'après, en 2019, et par l'augmentation de la CSG et par l'augmentation de leur impôt sur le revenu lié à l'amélioration provisoire de leur salaire .

Trois groupes sociaux vont être frappés d'abord, de plein fouet, par cette mesure : les retraités, les indépendants et les fonctionnaires qui ne payaient pas ou peu de CSG ou de cotisation chômage .

" En même temps ", l'ISF ( Impôt de Solidarité sur la Fortune ) va être réduit de moitié, l'IS ( Impôt sur les Société ramené de 33% à 25% ) et l'impôt sur le revenu des titres spéculatifs ( actions ) plafonné à 30% . A qui profite le crime, pourrait-on se demander ?

La protection sociale en France représente 730 Mds d'€ chaque année, soit 34,2% du PIB . Contrairement aux autres pays d'Europe, le financement de notre protection sociale ne repose pas majoritairement sur l'impôt mais sur des cotisations à hauteur de 61,7%, qui en font un système assurantiel, beaucoup plus sécure, la part de l'impôt atteignant 35,1 Mds - part qui a doublé en 25 ans - toutes les réformes depuis 1991 ayant tendu à gommer cet écart, la dernière à venir gardant le même objectif .

En 1991, la part de l'impôt, dans notre protection sociale, représentait 20%, après la réforme Macron, cette part passera à 38% .

En France, l'impôt finance 100% de ce qui correspond à la solidarité nationale pure comme " le minimum vieillesse " et est majoritaire dans la garantie maladie et aide à la famille, par contre il ne finance rien - ou presque - de tout ce qui touche individuellement au travail du salarié : " assurance accidents du travail " et " assurance chômage " .

Le basculement vers la CSG poursuit donc la fiscalisation de la protection sociale au détriment de la cotisation, engendre l'étatisation de l'indemnisation du chômage, ce qui permettra au gouvernement de reprendre en main plus drastiquement le système, les dépenses, taillant en fonction de la conjoncture économique dans les aides sociales .

En clair, cela signifie une protection contre les aléas de la vie dépendante des crises financières provoquées par les banques .

Aujourd'hui encore, chaque personne, suivant ce qu'elle a travaillé, cotise pour elle et pour tout le monde : magnifique modèle ! S'il vient à être supprimé et transformé sous forme d'impôt, tous les gouvernements, actuel et à venir, s'ouvrent la possibilité de revenir quand bon leur semblera - ou quand bon semblera aux banques, posons notre regard vers l'Est et la Grèce  - sur les droits ouverts aux travailleurs . 

Mais rassurons-nous ! Nos gouvernants ne sont pas des chiens : autour des années 2030, il restera quand même " le minimum vieillesse généralisé ", pour nos enfants, assorti au droit à certains petits boulots d'appoint, jusqu'à l'âge de 90 ans !

 

NB : site www.revolutionpermanente.fr 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by regain2012 - dans Politique
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Regain 2012
  • Regain 2012
  • : Pour un retour à la démocratie réelle où le citoyen redevient acteur de son avenir et cesse de déléguer son pouvoir à des partis ou à des dirigeants trop éloignés des souffrances des peuples.
  • Contact

Vous aimerez peut-être :

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

Recherche

Nuage de tags

Nombre de visiteurs en ligne

Il y a actuellement    personne(s) sur ce blog

Catégories

Liens