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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 11:45
" Ciel, un ouvrier à la télé ! "

" J'en appelle aux fainéants, aux crasseux, aux drogués et aux alcooliques pour leur foutre au cul ! ... Je suis grossier mais pas vulgaire, merde ! " ( Coluche, campagne pour la présidentielle de 1981 ) .

" La grossièreté se promène parfois en débardeur . La vulgarité, elle, porte souvent des costumes bien coupés " ( Renaud Dély, journaliste Marianne ) .

Les réflexes de classe ne tardent pas à resurgir dès qu'un représentant " des classes dangereuses " s'immisce dans les débats policés de " la caste " .

" Un ouvrier à la télé ", dans un débat institutionnel et pas seulement " dans un micro- trottoir " où on lui fait dire ce qu'il n'a pas dit . La Rédaction du Figaro a eu des hauts-le coeur . Le soir même du débat " à onze " du 4 avril, sur BFMTV, la brochette de chroniqueurs mobilisés par cette chaîne tançaient " l'irrespectueux " Philippe Poutou, aux si mauvaises manières, enfin, les soutiens de F. Fillon qui suivaient le débat, de laisser transpirer leur agacement contre les maires qui ont cru bon de parrainer " l' intrus ".

Mais la palme de l'indécence reviendra au philosophe et ancien ministre - le philosophe des sagesses très tiédasses -, Luc Ferry, déversant sur Twitter son mépris de classe contre ce candidat "  débraillé en Marcel " et à sa distinguée épouse Marie- Caroline Becq de Fouquières infligeant au mécanicien de l'usine Ford de Blanquefort une leçon de maintien " ouvrier " : " Faut-il mépriser la classe ouvrière pour croire la représenter en guenilles, par la veulerie, l'impolitesse et la bêtise " . En matière de " veulerie ", Marie-Caroline sait de quoi elle parle : son passage au Ministère de l'Education Nationale, en 2003, à côté de son ministre de mari, où elle fit la pluie et le beau temps, sans y avoir aucun titre à revendiquer, a laissé des traces ... 

" MARIE-CAROLINE FERRY SE LA PÈTE ! 

( Site " Le Mague ", 02/10/2003,  François Xavier ) .

Avec un tel prénom, la pauvre fille était déjà encline à un mauvais destin. Mais au lieu de la jouer soft, la voilà qui en rajoute : à 27 ans, elle est la plus jeune femme de ministre de la Ve République, ce qui devrait suffire à son bonheur, en sus d’avoir épousé le play-boy de service. Car, avec Bernadette Chirac et Cécilia Sarkozy, elle forme le trio des « Drôles de Dames » de Paris … 
Mais non, elle parade, elle légifère, donne son avis, dirige, remanie … 
Bref, elle indispose.

Le 110 de la rue de Grenelle n’a plus de secret pour elle. Elle y pénètre comme si elle était chez elle, le port altier, la tenue provocante, le regard hautain. Qui ne l’a pas vu au moins une fois en mini-jupe et bas résille, traverser la cour avec Droopy tenu en laisse, petit chien de la haute qui fait un peu tâche dans ce fief de gauche, ne connaît pas madame Ferry.
Qui n’a pas été scotché par la gestuelle sensuelle avec laquelle elle manie son fume-cigarette noir tout en caressant d’une main distraite, en apparence, sa natte auburn, ne sait pas ce que c’est qu’une vamp …
Cette femme est une bombe, mesdames et messieurs, une sulfureuse, mille volts dressés sur des escarpins italiens pour vieux monsieur à l’ego surdimensionné.

Mais comment en sommes-nous arrivés là ?
Comme tout n’est que relationnel dans le petit monde de la politique, surtout quand celui-ci croise le petit monde intello-mondain, il se trouve que le sieur Villepin, ami de son mari, a intercédé pour que le brillant philosophe ait enfin le poste qu’il mérite (sic) … Il ne suffit pas, en effet, de dire à chaque réunion du Conseil national des Programmes, « il faudrait … il faudrait … », pour que les réformes se fassent ; il faut mouiller la chemise, payer un peu de sa personne. Et là encore, Marie-Caroline prendra la direction des opérations et enverra manu militari son mari dire oui, merci monsieur le Président, je ferais de mon mieux, et patati et patata …

Une fois dans la place, Marie-Caroline décide que, non, vraiment, l’Hôtel de Breteuil n’est pas agencé dans le bon style, trop vieillot le truc, vous voyez ? Pas du tout de bon goût ces meubles maronnasses et beiges, beûrk !
Et la voilà qui donne des coups de pieds dans les vilaines chaises d’époque, jugées trop sinistres, tout en exigeant un décorateur dans l’heure sinon rien …

Sur sa lancée, la voilà qui transforme une bibliothèque réservée au personnel en une salle de gym privée. N’aurait-elle pas confondue ministère de l’enseignement avec ministère de la jeunesse et des sports ? Adieu livres et encyclopédies, culte du corps d’abord ! Il faut dire qu’elle cultive son corps Marie-Caroline, à son âge, la trentaine arrivant est vécue comme un drame insurmontable. 
Donc, salle de gym remplace bibliothèque égale ? Premier tollé. Résultat tout le monde aura le droit d’aller transpirer sur les jolis agrès tout neuf. Sans jouir de Marie-Caroline en plein effort, cela va de soi.

Puis vinrent les interruptions de séance, les réunions de cabinet aux allers et venues tapageuses dans des tenues que l’on a plutôt l’habitude de voir dans des boîtes de nuit à la mode, les prises d’opinion et les discours déplacés. Les réponses fulgurantes à la place de son mari. Etc. Les chefs de cabinet s’exilent pour ne pas avoir à se prononcer sur les manières cavalières de madame. Qui à Gaz de France, qui à l’inspection générale de l’administration.

Au fait, qui a osé la surnommer Cruella ?. "

En 2012, au lendemain de la défaite de son idole N. Sarkozy, cette icône du " bon goût " n'hésita pas à commercialiser dans sa petite entreprise de luxe, des sacs brodés " Nicolas, reviens ! " 

Mercredi dernier, pendant quelques heures, au lendemain du débat " des onze " on se serait cru revenu au matin du 11 mai 1981, lorsque les-mêmes, ou leurs aïeux, s'enfuirent planquer leurs lingots en Suisse devant l'arrivée annoncée des chars soviétiques sur les Champs Elysées, suite à la victoire de François Mitterrand .

Comme le dirait Ph. Poutou, ils sont restés toujours aussi " cons ", ces gens-là ! Ce qui est sûr, c'est que, et bien mieux qu'une romancière " rive gauche ", l'ouvrier de Blanquefort a su dire, haut et fort, à F. Fillon le dégoût et la colère qu'inspire aux classes populaires un candidat mis en examen pour détournements de fonds publics et a renvoyé l'héritière de " Montretout " dans son clan, celui des privilégiés du " système " , démontant en quelques mots la supercherie lepéniste bien mieux que des années d'indignation et de leçons de morale d'une gauche bien-pensante si souvent rongée par ses propres turpitudes .

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Published by regain2012 - dans Politique
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