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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 14:07
Héraclite : fondateur de la méthode dialectique .

Héraclite : fondateur de la méthode dialectique .

" L'art de la dialectique : méthode de discussion, de raisonnement, de questionnement et d'interprétation qui consiste à analyser la réalité en mettant en évidence ses contradictions pour chercher à les dépasser " ( Larousse ) . 

La dialectique occupe une place prépondérante depuis l'Antiquité d'Héraclite, dans les philosophies occidentales .

Est-il encore permis de voter à gauche quand on est de gauche ? ", interroge, en bon dialecticien, l'universitaire et psychanalyste Gérard Miller dans " Le Monde " daté du 9 mars 2017 . Cette interrogation dit tout sur la totale confusion qui entoure l'élection présidentielle de 2017 .

Parmi d'autres hommes de gauche insoupçonnables, Patrick Braouzec, ancien Maire et Députè de Saint-Denis, ex-cadre du Parti Communiste, annonce qu'il votera pour Emmanuel Macron, " mesurant les conséquences dramatiques d'un second tour à l'élection présidentielle, opposant la droite à l'extrême-droite ", explique-t-il . C'est exactement la même argumentation utilisée par Bertrand Delanoë, ancien maire socialiste de Paris, pour justifier le même ralliement . Pragmatisme ? Impasse ? Où allons-nous ?

Depuis plus de cinquante ans, la très grande majorité du peuple de gauche, a été mue par un seul principe, lors des élections nationales : " Au premier tour, je choisis, au deuxième tour j'élimine " . Cela signifiait que si le candidat qu'on pensait le meilleur ou le plus proche de ses propres convictions n'était pas au second tour, on votait pour celui qui semblait un moindre mal dans le cadre de la famille progressiste . On appelait cela, également, " le désistement républicain " . C'était clair et presque rassurant !

Or voilà que pour un certain nombre d'électeurs de gauche, cette conception démocratique du vote est désormais caduque et qu'il leur paraît nécessaire d'en adopter une autre, supposée plus réaliste, parce que fondée sur les " sondages " . Des amis socialistes ne m'ont-ils pas expliqué qu'ils allaient imiter Patrick Braouzec et voter pour Macron qu'ils n'apprécient pas, pour la même raison qui les avait conduits à voter Juppé, qu'ils détestent, aux primaires de la droite .

Certes, il y eut, au cours des trente dernières années, le célèbre " vote utile ", cher aux socialistes, qui structurait l'hégémonie du PS à gauche, entraînant le lent déclin du PCF, mais aujourd'hui, nous sommes bien au-delà de ce piège : nous sommes passés au moment " des cabrioles électorales ", un moment qui pousse les hommes et les femmes de gauche à cultiver " la finasserie et le paradoxe comme les formes ultimes du pragmatisme " . 

Une telle perversion de la vie démocratique pourrait-elle être le fruit du hasard ? Certainement pas . Il n'y a pas de hasard dans la vie politique . Cette confusion des esprits consacre la victoire idéologique de la droite . Faisons les comptes des intentions de vote à droite en vue du 23 avril : Marine Le Pen - 26,5% ; F. Fillon - 20% ; N. Dupont-Aignan - 3,5% ; la droite la plus dure que la France ait connue depuis 1958, atteint les 50%, dès le premier tour d'une présidentielle et sûrement plus .

Et face à ce tsunami, que nous proposent les socialistes, les républicains - les vrais -les radicaux, les centristes, les démocrates chrétiens ? La constitution d'un " ventre mou ", fait de bric et de broc, autour d'un personnage éthéré, léger, impalpable, délicat, fugitif, fabriqué à la hâte par des médias qui veulent avoir à tout prix leur propre  candidat, comme c'est le cas à chaque échéance, pour " pisser " de l'encre .

Une élection démocratique exige la confrontation des idées, le débat contradictoire, l'élucidation des contradictions et pas la prise en compte anticipée d'un résultat de sondages, aléatoire  . Il n'y a rien de plus insupportable que les évidences qu'on veut nous faire " gober " . Qui peut relever une seule évidence, dans le climat de cette campagne électorale, totalement biaisée par les affaires et dont l'issue pourrait être la présence, au second tour, de deux candidats mis en examen ?

Que celui qui croit au programme d'E. Macron vote pour lui . Rien de plus normal ! Mais que les " Insoumis "  puissent voter pour leur candidat parce qu'ils l'estiment " le meilleur " est tout aussi évident, tout comme les vrais socialistes doivent pouvoir continuer à soutenir le candidat officiel de leur parti, sans lui tirer dans le dos, en refusant de tomber des hauteurs de la pensée de Jaurès au caniveau de Séguéla  . De là seulement peut venir la clarté . 

Après ? Le peuple de gauche tranchera . Les classes populaires dégoûtées qui ne pensent pas aller voter reviendront dans le débat, mais seulement dans la clarté de ce dernier car pour l'instant elles refusent d'aller voter " sous la pression de certitudes qui n'en sont pas " .

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Published by regain2012 - dans Politique
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