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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 14:32
Publication de Serge Laybros, ( FB ) : les services publics, version Union Européenne .

Publication de Serge Laybros, ( FB ) : les services publics, version Union Européenne .

" Je n'accepte pas que nous nous fondions une nouvelle fois dans un magma ectoplasmique, sur une base minimaliste, loin du mouvement social et de la rue " ( Jean Ortiz, chroniqueur dans l'Humanité, " Quelques considérations primaires ", Humanité du 29 février 2016 ) .

Nous vivons des temps " inhumains " de " contreréforme ", des temps terribles pour des millions de " perdants " du système ultra-libéral, des temps dangereux de basculement dans un totalitarisme " doux ", dans la forme, mais implacable dans ses effets où la tentation est grande, pour les responsables politiques, de " diluer " le discours révolutionnaire - c'est à dire d'un changement radical de modèle économique et social - dans " un air du temps " moins anxiogène, plus rassurant - mais sentant mauvais - d'adaptation à un environnement libéral devenu incontournable à cause de la mondialisation des échanges .

Révolution, non ! Adaptation- soumission, oui ! Le politique, non ! La politique, des coups politiques, oui ! Pour préserver quelques voix à la prochaine échéance, certains sont prêts à beaucoup de compromissions .

La colère gronde dans ce pays ( Les mouvements de grève dans les entreprises se multiplient au quotidien, les mobilisations contre les projets du gouvernement enflent ) colère qui peut éclater sans les partis de la vraie gauche, hors des partis de la vraie gauche, assimilés au " tous pareils ", et peut-être contre ces partis, intégrés par les gens du peuple à " la caste ", comme disent, les Espagnols . Mais ce sera aussi le cas des syndicats qui ont mis trop de temps à réagir contre " le projet de loi travail ", El Khomri .

Dans ce contexte, " Le politique " cède le pas à une campagne électorale permanente, à un marketing politique, vide de sens, avilissant, à de la " com " manipulatrice, aux coups politiques tordus, " au tango des égos " ...

" Où est le peuple dans cette ratatouille ? "

Quelques intellectuels parisiens, plus un " contrebandier " de la politique qui n'en est plus à une contradiction prés, sortes de " médiums " tout droit sortis d'un colloque de " parapsychologie " ont inventé, au début de l'année, " un ectoplasme " politique, ( substance mystérieuse qui se dégage du corps de certains médiums pendant la transe pour former, à distance, un fantôme ), un " mystère " processionnel : " la primaire à gauche " .

Une primaire ? Un combat de coqs en quête d'un " pedigree ", un rideau de fumée suintant la pseudo-démocratie, une singerie des EEUU ( que le phénomène Trump discrédite jour après jour ), une personnalisation à outrance du débat, un " casting " cinématographique, des postures, des revirements, des petits et gros calculs . Tout cela, au détriment des contenus, des batailles d'idées, du dévouement et des compétences des militants des partis, ringardisés et surtout contournés, comme le référendum d'entreprise contournera les syndicats ...

Cette initiative ne poursuit qu'un seul but : redonner au Parti Socialiste une caution de gauche, le recrédibiliser : recrédibiliser un PS à la sauce Valls ou à la sauce Cambadélis, voire à la sauce Aubry . Et que deviennent les autres partis de gauche dans cette démarche ? Des partis " socialo-dépendants ", à nouveau, dans une union de la gauche " ectoplasmique ", accrochés comme des chauves-souris aveugles au plafond de la grotte, invisibles, illisibles, accrochés au seul recours du " vote utile " .

L'ampleur de l'abstention populaire depuis quinze ans, au-delà de tous les sondages qui ne signifient rien, n'inquiète donc pas les dirigeants de ces partis ?

La démarche de Jean-Luc Mélenchon s'inscrit dans ce refus de " l'ectoplasme " mais se condamne par avance, parce qu'elle ne renonce pas au " casting ", parce qu'elle se veut solitaire, parce qu'elle enterre quatre ans d'une volonté populaire de reconstruire et de se structurer par le bas qui a échoué, certes, jusque-là .

La nature du combat est pourtant claire : gagner la bataille des idées en commençant par " nommer les choses " . La substance de la gauche : c'est la rupture ...

Etre partisan de la rupture, c'est revendiquer et commencer à construire par des résistances sans faiblesse, par des pratiques quotidiennes, des relations et des valeurs nouvelles, une société de partage, libérée de la finance, un socialisme citoyen, auto-gestionnaire, démocratique, qui socialise l'énergie et les leviers financiers, qui remette en cause les dérives ultra-libérales de l'Union Européenne, le productivisme sans limites, la monopolisation des richesses .

D'abord nommer les choses pour gagner le combat des idées : le " casting " viendra après, bien plus tard, car il n'est pas l'essentiel .

NB : d'après la chronique de Jean Ortiz : " Quelques considérations primaires ", l'Humanité du 29 février 2016 .

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Published by regain2012 - dans Politique
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